19 / 08 / 2019

Le décret relatif à la définition des actes d’orthoptie et aux modalités d’exercice de la profession d’orthoptiste est paru le 6 décembre au Journal Officiel, en application de la loi Santé. Il entre en vigueur aujourd’hui 7 décembre. Il autorise notamment les professionnels exerçant en cabinet d’ophtalmologie à réaliser un bilan visuel complet.

 

Si les orthoptistes ne peuvent effectuer leurs actes que sur prescription ou dans le cabinet d’un ophtalmologiste sur la base d’un protocole organisationnel, la liste de ceux pour lesquels ils sont habilités s’est considérablement élargie, sur le modèle de ce qui se pratique dans les cabinets dits “aidés”. Ainsi, dans ce type de structure, l’orthoptiste peut préparer l’examen médical effectué par le médecin et suivre un patient dont la pathologie visuelle est déjà diagnostiquée afin de vérifier que l’état reste stabilisé. Sur prescription ou en cabinet, il peut, au-delà de la prise en charge orthoptique des troubles visuels, établir un bilan visuel complet (diagnostic orthoptique, objectif et plan de soins), déterminer l’acuité visuelle et la réfraction (avec ou sans dilatation), procéder à l’irrigation de l’œil et à l’instillation de collyres, recueillir des sécrétions lacrymales et réaliser les séances d’apprentissage à la manipulation et à la pose des lentilles de contact oculaire et des verres scléraux.

 

L’orthoptiste peut par ailleurs effectuer, entre autres, une rétinographie mydriatique et non mydriatique (les médicaments nécessaires à la réalisation sont prescrits par le médecin) et une tonométrie sans contact (l’interprétation des résultats est de la compétence du médecin prescripteur ou d’un ophtalmologiste signataire du protocole organisationnel). Sous certaines conditions, il peut également participer aux enregistrements effectués à l’occasion des explorations fonctionnelles suivantes : angiographie rétinienne, électrophysiologie oculaire, biométrie oculaire avec contact et pachymétrie avec contact.

 

Rappelons que, comme l’élargissement des prérogatives des opticiens, ce décret vise à réduire les délais de rendez-vous chez l’ophtalmologiste. Pour le lire intégralement, cliquez ici.