17/08/2017

Pour la plateforme, la récente prise de position du Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf) contre son appel à conventionnement est une « nouvelle attaque contre l’ensemble des réseaux et plus encore contre les assureurs complémentaires santé ».

 

Dans un communiqué faisant suite à celui de l’Unsaf, Carte Blanche rappelle que « son positionnement exige la recherche d’un cercle vertueux répondant aussi bien aux attentes des citoyens bénéficiaires qu’à celles des complémentaires et des professionnels de santé ». « Au nom de l’indépendance des audioprothésistes, faudrait-il que les quelque 250 millions versés par les complémentaires le soit sans aucune garantie ? Un scénario d’autant plus insensé qu’il va à l’encontre du juste combat de cette profession au regard des besoins de santé publique : accroître le niveau de remboursement des audioprothèses. Est-il nécessaire de rappeler qu’un tel objectif n’est atteignable qu’en étroite collaboration avec les financeurs, et que seule une volonté partagée d’équiper correctement et durablement les bénéficiaires déterminera son efficience », déclare la plateforme.

 

« Un conventionnement fondé sur des obligations réciproques »

Alors que l’Unsaf dénonce la définition de « spécialités » (appareillage pédiatrique, réglage d’implant cochléaires) qui n’existent pas dans la formation d’audioprothésiste, Carte Blanche explique que son « référencement permet au contraire d’apporter simplement et immédiatement une information qualifiée et peu accessible jusqu’alors ». La plateforme assure aussi que « l’assertion de l’Unsaf quant à la modulation des tarifs en fonction du lieu d’exercice est fausse », en précisant que la seule valorisation tarifaire est fonction de l’investissement dans la qualité de service, ce qui permet par exemple de « distinguer un simple corner d’un laboratoire exclusif avec un audioprothésiste à plein temps ». Carte Blanche assure en outre que l’obligation de proposer systématiquement une offre d’entrée de gamme en alternative à une autre offre « permet à l’audioprothésiste d’exercer pleinement son rôle de conseil et d’expliquer sa prescription en s’appuyant sur un comparatif et en justifiant ainsi les écarts fonctionnels et tarifaires » (pour l’Unsaf, cette disposition va au contraire à l’encontre du principe d’individualisation des prestations). Enfin, face au syndicat qui pointe du doigt une liste à la Prévert d’obligations sans revalorisation des remboursements, la plateforme souligne que son conventionnement est fondé sur des obligations réciproques, à savoir, de son côté, des engagements de gestion et de paiements.

 

« L’engagement partenarial et la concertation avec les professionnels de santé font partie de notre identité », assure Carte Blanche en précisant que la revalorisation du remboursement (quel que soit le régime) « appelle une approche moderne, négociée et fondée sur des intentions réciproques, honnêtes et factuelles ».