27/05/2017

Dans sa première newsletter, le Syndicat national des opticiens réunis (ex-Synope) revient entre autres sur le contenu du futur devis optique, qui fera l’objet d’un arrêté à paraître dans les prochaines semaines. Il pointe du doigt un système « complexe, lourd et source de difficultés pour les porteurs ».

 

Le Snor rappelle que le futur devis sera scindé en quatre parties : prestations préalables à la délivrance de l’équipement (par exemple : mesure de la réfraction et adaptation de la prescription dans le cadre du renouvellement, gestion administrative du dossier…), détails des produits (verres, montures et lentilles), prestations liées à la délivrance de l’équipement (taillage des verres, montage, ajustage, SAV hors garanties…) et détails de la prise en charge par les régimes obligatoire et complémentaire. Avant le paiement intégral, l’opticien devra remettre à l’assuré une facture reprenant les mêmes éléments ainsi que les informations permettant d’assurer l’identification et la traçabilité des dispositifs médicaux fournis (certificat fourni par le fabricant dont le contenu est également déterminé par arrêté). La facture et les informations d’identification et de traçabilité seront transmises à l’organisme de sécurité sociale auquel est affilié l’assuré.

 

« Comme déjà évoqué, le problème de ce devis, et de la facture qui devra inclure toutes les informations figurant sur le devis, est qu’aucune prestation optique aujourd’hui ne donne lieu à un code LPP, autrement dit aucune de ces prestations ne donne lieu à prise en charge par la Sécurité sociale. Les complémentaires santé pourront quant à elles, les rembourser ou pas », souligne le syndicat. Il considère que le format choisi est non seulement complexe – « loin de simplifier la vie administrative des entreprises » – mais risque aussi de pénaliser les porteurs : ceux-ci pourraient voir « leur remboursement minoré des prix associés aux prestations facturées », s’inquiète le Snor.

 

L’organisation a formulé des contre-propositions qui « n’ont pour l’heure pas été entendues ». Elle espère cependant que des modifications pourront être faites à la faveur des prochaines élections, avant l’application effective du nouveau devis, qu’elle annonce en janvier 2018.