21/09/2017

Laurent Lévy a annoncé au magazine Challenges qu’il « rangeait les armes » et arrêtait les poursuites contre ses concurrents. Il « délègue cette mission de contrôle » à l’UDO (Union des opticiens).

 

En une dizaine d’années, le patron d’Optical Center a lancé des procédures contre six enseignes : Afflelou, Krys, Optical Discount, Grand Optical, Atol et Optic 2000. Laurent Lévy utilisait la méthode des clients mystères pour faire établir la pratique, dans certains de leurs magasins, des « optimisations de facture », en espérant obtenir réparation pour « concurrence déloyale » devant les tribunaux. A ce jour, deux dossiers ne sont pas encore clôturés, indique Challenges : celui concernant Optic 2000 (Optical Center s’est pourvu en cassation après que la Cour d’appel de Paris ait rejeté ses griefs, dans un arrêt de septembre 2016) et celui concernant Atol (« Laurent Lévy a été débouté en première instance de sa plainte contre la coopérative et a décidé de faire appel », souligne le magazine).

 

Laurent Lévy explique avoir « mené ce combat parce que l’Etat ne jouait pas son rôle de régulateur du marché ». « Il faut surtout rappeler qu’à l’origine de son combat Laurent Lévy a lui aussi été condamné à trois mois de prison avec sursis pour la publicité mensongère d’un de ses franchisés en 2007. Il décide alors de faire un ménage radical dans son réseau qui comptait déjà des centaines de points de vente. Mais il constate amèrement que les clients partent chez l’opticien d’en face qui lui acceptait encore de faire quelques arrangements », ajoute Challenges.

 

Le PDG d’Optical Center reconnaît qu’aujourd’hui les optimisations de factures « sont de plus en plus rares et que le secteur a fait le ménage ». Il a décidé de se concentrer sur le développement de son enseigne, qui compte environ 500 points de vente. Elle pronostique une croissance de son CA de 10 % en 2017 et mise sur l’expansion à l’international, avec notamment ses premières ouvertures au Canada. « Nous allons apprendre du modèle canadien même si la réglementation française ne nous donne pas le même rôle en raison du lobbying des ­ophtalmologistes », a déclaré Laurent Lévy au Figaro. En France, son ambition est d’être leader du secteur en 2020.