19/11/2017

Alain Gerbel, président de la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France), réagit vivement aux pratiques du réseau Itelis qui « s’en prend au droit syndical ».

 

Dans la lignée du questionnaire envoyé par Itelis à ses opticiens partenaires, qui avait suscité la forte désapprobation du Snor, de l’UDO et du ROF, le réseau de soins souhaite organiser une réunion de travail avec les organisations professionnelles. Il demande, en amont de la rencontre, la signature d’un accord de confidentialité.

La Fnof sort de ses gonds : dans un communiqué, la Fédération affirme « ne pas pouvoir accepter, aussi bien sur le fond que sur la forme, d’être convoquée à une réunion dont l’ordre du jour est imposé. De plus, la condition préalable, signature d’un accord de confidentialité, est inacceptable. Un président de syndicat ne peut accepter de se voir imposer la loi du silence, de ne pas avoir le droit d’informer ses adhérents ». Pour Alain Gerbel, « cela en dit long sur les pratiques et les méthodes d’Itelis » qui, « hier bafouait les libertés fondamentales en imposant aux opticiens de recueillir le consentement des patients pour obtenir le tiers-payant » et « aujourd’hui s’en prend au droit syndical ».

 

Pour la Fnof, « le climat délétère, les provocations répétées de la part des instigateurs de cette réunion, ne permettent pas à ce jour d’organiser la moindre rencontre ». En préalable à la mise en place d’un dialogue constructif, le syndicat demande des excuses à l’adresse des opticiens de France de la part des auteurs de cette convocation, ainsi que la tenue d’une réunion de concertation en présence de Jean-Marc Boisrond, président du directoire d’Itelis, et de Michel Charton, président du conseil de surveillance.

Le syndicat informera ses adhérents « des suites que les dirigeants d’Itelis comptent donner à cette lamentable affaire ». Les membres du syndicat seront alors consultés dans un premier temps, par mail, pour avoir leurs avis sur les moyens éventuels de recours possible, ainsi que la conduite à tenir.