24/10/2017

Dans un communiqué en date du 19 septembre, la Fédération nationale des opticiens de France (Fnof) dénonce une nouvelle fois l’attitude d’Itelis (qui a lancé une vaste campagne de consultation de la filière en amont de la refonte de son réseau optique) envers les syndicats de la profession.

 

« Un rendez-vous téléphonique avait été fixé le 18 septembre à 14h entre M. Boisrond, président d’Itelis et M. Gerbel, président de la Fnof. Ce rendez-vous a été annulé sans aucune explication », s’insurge la Fédération. « Les tractations qui existent entre Itelis et certains syndicats concernant la réunion du 20 septembre et la clause de confidentialité (…) montrent de toute évidence que la co-construction est à géométrie variable et s’adresse à un public choisi », ajoute-t-elle.

La Fnof affirme que les centrales et les enseignes ont été reçues individuellement en choisissant leur date de rendez-vous et la composition de leur délégation, contrairement aux syndicats à qui la date et l’heure ont été imposées ainsi que l’exigence d’un seul représentant par organisation. Elle regrette également que, au regard des ordres du jour fixés par le réseau de soins, « les informations concernant le futur réseau ne sont abordées qu’avec les structures commerciales, enseignes et centrales d’achat », qui « sont considérées par Itelis comme les seuls représentants des opticiens ».

 

La Fnof ne participe pas à la réunion organisée par Itelis

« Depuis plus de deux mois, les structures commerciales sont informées de l’appel à candidatures, des engagements contractuels et tarifaires et de la gestion de la dispense d’avance de frais pour le futur réseau. Il est difficile dans ces conditions de parler de transparence, de non-discrimination et de clarté des appels d’offres comme l’exige l’Autorité de la concurrence dans son avis du 9 septembre 2009 et comme cela a été codifié par la Loi Le Roux », insiste la Fnof, qui « ne peut accepter les méthodes d’Itelis ».

« Les syndicats n’ont pas le choix : ou bien ils acceptent le diktat d’Itelis et renoncent à l’exercice syndical pour participer à la « co-construction », ou bien ils défendent ce droit et sont exclus de toute négociation. Aller à ce rendez-vous c’est cautionner la politique d’Itelis pourtant largement contestée par les opticiens notamment en Corse et en Savoie. C’est pourquoi la Fédération a décidé de ne pas participer à cette réunion. Il est des moments où il faut savoir prendre ses responsabilités », conclut Alain Gerbel.