19/11/2017

Suite aux récentes déclarations de la ministre de la Santé, qui a expliqué que le reste à charge ne sera pas supprimé pour toutes les lunettes, le Rassemblement des opticiens de France, le Syndicat national des opticiens réunis et l’Union des opticiens se disent prêts à s’associer aux efforts de l’Etat, des industriels et des Ocam « pour améliorer les lunettes sans reste à charge à disposition des Français d’ici 2022 ».

 

Les trois organisations professionnelles saluent la volonté du gouvernement de donner toute sa place à la concertation, qui va débuter en décembre 2017. Depuis l’élection présidentielle, elles élaborent, à partir du bilan des offres actuelles sans reste à charge proposées dans en magasin, « des scénarios permettant à tout Français qui le souhaiterait de pouvoir se procurer des lunettes sans reste à charge et avec un niveau de qualité garanti. Cette offre sans reste à charge sera établie en fonction d’un cahier des charges précis, en vue de lutter en priorité contre le renoncement aux soins visuels. Nous porterons une attention particulière à répondre aux besoins des Français en difficulté et dont l’équipement en lunettes répond avant tout à un enjeu de santé publique ».

 

Les opticiens prendront part aux efforts nécessaires

Le Rof, le Snor et l’UDO considèrent que la dimension financière ne peut être la seule mobilisée, car, « dans ce cas, le développement des réseaux de soins ces dernières années aurait dû suffire ». La mise en place du « reste à charge zéro » devra permettre selon eux un meilleur accès aux soins, en améliorant le parcours de soins visuels, notamment dans ses volets dépistage et prévention. « Des dispositions concernant le repérage des troubles visuels chez les enfants avant l’entrée en primaire, la prévention de la myopie chez les adolescents ou encore la prise en charge de l’examen de vue lors d’une adaptation d’ordonnance pourraient être ainsi adoptées », citent-ils en exemple.

Ces organisations professionnelles promettent que les opticiens prendront leur part aux efforts nécessaires. Elles précisent cependant que l’Etat, les complémentaires santé et les industriels devront également participer, « afin que les coûts induits par cette réforme soient justes et équitablement répartis entre tous les acteurs ». Elles espèrent proposer aux Français des mesures opérationnelles d’ici le printemps 2018.