15/12/2017

La marque, créée en 2007, a ouvert début octobre son premier point de vente dans le troisième arrondissement de Paris avec un concept original : mettre en scène une expérience autour de la marque, en proposant, en plus de l’optique, des objets de déco et un service de restauration. Rencontre avec Sébastien Chauveau, opticien de formation, qui a rejoint en 2017, Antoine Mocquard et Julien Tual, les fondateurs de Waiting for the Sun, en tant que directeur du développement.

 

Diplômé de Morez en 1997, Sébastien Chauveau a débuté sa carrière en tant que collaborateur dans différents points de vente dans la région de Dijon, avant de devenir pendant 4 ans, l’agent pour la France de la marque britannique Kirk Originals. Par la suite, c’est entre Dinan et Saint-Malo qu’il ouvrira son propre point de vente qu’il revendra fin 2015. « Je connaissais déjà Antoine et Julien avant de rejoindre la société. En tant que directeur du développement, j’ai en charge de monter le réseau, gérer la force de vente dans l’Hexagone et un rôle de conseil en stratégie et développement

 

C’est dans ses anciens bureaux, au 9 rue Notre- Dame-de Nazareth, que Waiting for the Sun a installé son “Flagship store”. Deux opticiens diplômés y accueillent les clients sur un superficie de 100 m2, dans une décoration “bricolée”, épurée et moderne, qui mixe murs en pierres naturelles, poutres et plancher en bois et espaces végétaux, puisqu’un jardin d’herbes aromatiques est planté directement dans le plancher de la boutique. A l’abri des regards, un espace regroupe l’atelier et la salle d’examens de vue, réalisés assis dans un fauteuil de barbier. Au niveau de l’offre produits, le magasin monomarque présente donc toute la collection Waiting for the Sun en optique et solaire. L’informatique a été réduite à son strict minimum : tout se fait sur tablettes avec lecteur de carte vitale et scanner intégrés.

 

 

Pour créer ce lieu qui exprime tous les aspects de son univers, Waiting for the Sun a également réalisé une sélection de produits mode et déco proposés à l’achat et présentés dès l’entrée du magasin autour d’un canapé accueillant : les bougies Maison Maison, les céramiques Aurélie Dorard, les sacs à dos Patagonia, les bijoux brodés Macon&Lesquoy ou les articles de papeterie Papier Tigre, pour ne citer que quelques exemples. « Là encore, le but est d’ouvrir le magasin sur des marques qui sont proches de notre ADN pour exprimer notre univers, mais aussi de créer un lieu qui incite nos clients à prendre le temps de découvrir et d’entrer de plain-pied dans la sphère du plaisir. »

 

Magasin Waiting for the sun

 

Pour « bouleverser l’optique avec une nouvelle forme de services », Waiting for the Sun a passé un partenariat avec le restaurateur Tannat. « Chaque matin, Tannat nous livre un plat chaud et un froid pour proposer à nos clients un déjeuner aux alentours de 10 euros. C’est un service en plus pour tous ceux qui rognent sur leur pause déjeuner pour acheter leurs lunettes. On sait que beaucoup de consommateurs urbains font leurs achats à ce moment-là. Nous avons choisi Tannat car nous partageons des valeurs communes : les produits cuisinés sont frais, locaux, de saison et sains. Mais ce service n’est pas réservé à nos “clients lunettes”, chacun peut simplement venir déjeuner, boire un jus de fruit frais ou un café dans un espace convivial. C’est là la clé de voûte de notre concept : ne pas créer un magasin d’optique mais un lieu de vie où l’on peut acheter des lunettes », insiste Sébastien Chauveau.

D’autres ouvertures sont-elles prévues ? « Bien évidemment, tout dépendra comment fonctionne ce premier point de vente, mais nous envisageons d’ouvrir 3 magasins à Paris dans les 3 prochaines années. En régions ? Nous verrons au cas par cas. Nous étudierons les opportunités et la cohérence d’implantation de nos boutiques dans différentes villes, mais il est trop tôt pour en parler. Nous préférons avancer prudemment et de manière raisonnée », tempère Sébastien Chauveau.

 

Magasin Waiting for the sun