22 / 09 / 2018

Selon l’Observatoire de la vue 2017 publié par Krys Group*, dédié à la prise en charge des moins de 10 ans, 30 % des parents sont aujourd’hui confrontés à des problèmes de vue pour leur enfant et une majorité bute sur des difficultés d’accès aux prescripteurs.

 

Le baromètre montre que la prévalence des problèmes de vue chez l’enfant** est en légère augmentation (+ 3 %) en 2017 par rapport à l’édition 2016. La myopie est l’amétropie la plus en hausse : 13 % des enfants de 4 à 10 ans en sont atteints contre 10 % en 2016. La cause de cette augmentation est notamment due à « la baisse du temps passé à l’extérieur et à la sursollicitation de la vision de près provoquée par nos nouveaux modes de consommation des écrans » constate Patrice Camacho, directeur santé et réglementation de Krys Group. Autre enseignement de l’Observatoire : le diagnostic intervient tardivement, peu avant l’entrée en école primaire et l’apprentissage de la lecture, à l’âge de 4 ans et 5 mois en moyenne.

 

Krys Group suggère de valoriser les consultations ophtalmologiques des enfants

Globalement, les parents sont majoritairement satisfaits de la prise en charge de leur enfant par l’ophtalmologiste : 88 % apprécient la qualité du suivi. En revanche, seulement 39 % d’entre eux sont satisfaits des délais pour obtenir un rendez-vous et près de 2 parents sur 3 estiment qu’il est compliqué (voire très compliqué) d’en décrocher un. En effet, le délai d’attente moyen pour un rendez-vous chez l’ophtalmologiste est de 138 jours pour un enfant, soit 53 jours de plus que pour l’ensemble des porteurs (selon une étude pour le groupe Point Vision réalisée par Yssup Research et publiée en février 2016). Pour près d’un parent sur 5, il peut excéder 6 mois. A cela s’ajoute des distances importantes entre le lieu de résidence et le cabinet, en moyenne de 19 kms, qui atteignent 31,5 kms en zone rurale (contre 9,2 kms dans l’agglomération parisienne).

« Cet observatoire fait ressortir la situation alarmante de la prise en charge de la santé visuelle des enfants. Il est urgent que les pouvoirs publics se mobilisent en concertation avec les acteurs de la filière visuelle pour une réforme générale de ce système, notamment pour permettre aux ophtalmologistes de dégager du temps médical pour une meilleure prise en charge des enfants. C’est une inquiétude de la grande majorité des parents (94 %) et il est temps de les entendre. Dans ce contexte, nous suggérons aux pouvoirs publics de valoriser les consultations des enfants de moins de 6 ans, comme c’est le cas pour les consultations de médecine générale », conclut Patrice Camacho.

 

*Etude menée en lien avec Ipsos du 5 au 15 Septembre 2017 auprès de 1 005 parents d’enfants âgés de 3 à 10 ans.