20/04/2018

En réponse aux propos d’Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, les Mutuelles de France lancent une campagne pour demander au gouvernement la suppression des cotisations mutualistes.

 

Le 5 décembre dernier, Thierry Beaudet, président de la Fédération Nationale de la Mutualité Française annonçait sur l’antenne de RMC une hausse “de 2 à 4 %” des cotisations à partir de l’année prochaine. La même journée Agnès Buzyn, invitée de BFM TV, qualifiait cette annonce de « malvenue », expliquant que « dans une négociation en cours, annoncer d’ores et déjà une augmentation des prix, c’est peut-être déjà anticiper » les futurs échanges.

 

En réaction, les Mutuelles de France qui rassemblent 80 groupements mutualistes représentant un peu plus d’un million d’adhérents, soit environ 3 millions de personnes protégées, « exigent que le gouvernement leur donne la possibilité de réduire le plus rapidement possible le montant de leurs cotisations », « alors que les mutuelles sont contraintes par les décisions politiques de ces derniers mois d’augmenter les cotisations de leurs adhérents » pour faire face au près « d’un milliard d’euros supplémentaires qui devra être pris en charge par les organismes complémentaires santé ».

Les Mutuelles de France, rappellent dans un tract et deux affiches, que « depuis 2008, les taxes qui pèsent sur les organismes d’assurance maladie complémentaire ont été multipliées par 20 » et expliquent que la suppression de ces taxes permettrait « de réduire les cotisations des adhérents de plus de 13 % tout de suite ». En effet, selon les chiffres de la Fédération nationale de la mutualité française, les cotisations sont reversées à hauteur de 67,7 % en prestations, 19 % sont consacrés aux services aux adhérents et au fonctionnement et 13,3 % aux taxes.