18 / 12 / 2018

Alors que la deuxième phase de concertation sur le reste à charge zéro en optique a commencé vendredi 9 mars au ministère de la Santé, la Fédération nationale des opticiens de France (Fnof) tire la sonnette d’alarme sur ce qui se trame pour la profession.

 

Dans un communiqué, la Fnof déclare que « les opticiens sont au régime de la douche froide. Non seulement ils devront être certifiés, mais ils seront de surcroît soumis à labellisation ». De plus, « la LPP doit faire l’objet d’une refonte complète avant l’été. Des prix limites seront fixés par le Comité économique des produits de santé. Pour les verres, les prix seront fixés en fonction de critères comme la densité, la constringence…. Le gouvernement va au-delà des désirs des Ocam », alerte le syndicat.

 

Il serait par ailleurs question de devoir communiquer les bordereaux de livraison, d’une menace de déremboursement si le RAC zéro n’est pas choisi ou encore de la possibilité de ne renouveler que tous les trois ans…

 

« Nous sommes loin des propos tenus par la ministre en janvier ; rien sur la prévention et la formation. L’opticien est ramené à un simple exécutant. Aucune marge de manœuvre n’est accordée aux professionnels de santé, 15 jours de délai entre les réunions, un calendrier contraint. En l’état, la Fédération ne peut accepter la proposition faite et demande à Madame la ministre de bien vouloir reprendre les choses en main afin de donner toutes ses chances au dialogue et à la concertation », conclut la Fnof.

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