27/05/2018

A l’issue d’une nouvelle rencontre entre les syndicats et la direction de la Sécurité sociale (DSS) le 14 mai, le Rof (Rassemblement des opticiens de France) déplore le manque d’avancées significatives.

 

« Le gouvernement refuse à ce stade de faire évoluer l’avis de projet publié le 28 avril, qui va pourtant détériorer la santé visuelle des Français », regrette le Rof. Le syndicat pointe du doigt plusieurs des dispositions prévues.

 

Concernant les conditions de renouvellement anticipé des équipements, il estime que le projet de texte fragilise grandement la sécurité visuelle des Français dans la mesure où une baisse d’acuité visuelle ne suffira plus à justifier un renouvellement anticipé de son équipement. Autre point d’achoppement : la dissociation de la monture et des verres. « Le texte prévoit la possibilité de combiner, par exemple, des verres ‘reste à charge zero’ et des montures avec reste à charge. Au total, les équipements présenteront donc un reste à charge, remettant en cause le sens même de la réforme », souligne le Rof. Il juge également que les tarifs des équipements prévus à ce stade ne permettront pas de proposer des équipements de qualité réalisés par l’opticien. Enfin, l’organisation dénonce l’absence de mesures pour améliorer la prévention et l’accès aux soins visuels, ainsi que la baisse des remboursements pour les assurés engendrée par la diminution des plafonds et planchers des contrats responsables.

 

« En conclusion, le gouvernement perd de vue les deux objectifs initiaux de la réforme : l’objectif de santé publique comme l’objectif d’amélioration du pouvoir d’achat », déclare le Rof. Il regrette que ses propositions ne soient pas entendues et appelle le gouvernement à améliorer son projet, pour proposer des lunettes de qualité pour toutes les corrections, dans tous les magasins.