11 / 08 / 2020

La 2ème édition de l’Observatoire de la Vue réalisé par l’Ipsos pour Krys Group auprès du grand public et des ophtalmologistes* dresse un panorama complet de l’opinion des Français sur l’optique et la santé oculaire. Voici ses principaux enseignements concernant leur point de vue sur les questions tarifaires.

 

Premier constat : les Français restent farouchement attachés à l’implication de la Sécurité sociale dans l’optique. Pour 91% des Français, il serait choquant qu’elle ne rembourse plus du tout les montures et les verres de vue. «Même si les niveaux de remboursement sont faibles, les équipements de vue sont un sujet de santé publique majeur dont la Sécurité Sociale ne peut se désengager», analyse l’étude. En revanche, les porteurs en attendent davantage de leur complémentaire santé : seuls 54% se disent satisfaits du niveau de remboursement de leur Ocam en matière d’optique (contre 93% pour les consultations de médecine générale ou 84% pour les achats de médicaments). Du coup,
plus de 6 sondés sur 10 s’informent sur les niveaux de remboursement de leur complémentaire santé avant d’acheter et calculent le montant de leur reste à charge en fonction de l’opticien choisi.
37% comparent les prix dans plusieurs magasins.

Dans ce contexte, 59% des porteurs de lunettes français admettent, dans le principe, les réseaux de soins. Mais l’intervention de la mutuelle dans le choix de l’opticien est jugée illégitime par 60% de ceux ayant renouvelé récemment leurs lunettes. De même, 68% s’opposent à leur intervention dans le choix des verres et des montures. Ainsi, aujourd’hui, seuls 14% des porteurs de lunettes les ont achetées chez un opticien agréé par leur Ocam.

Côté promotions, la majorité des Français préfère une remise de 50 euros à une deuxième paire
à 1 euro. 70% estiment qu’il est normal de faire en sorte de bénéficier du remboursement maximum par leur mutuelle et 62% qu’il est normal de bénéficier d’un autre équipement gratuit.

 

*Enquête réalisée en France auprès du grand public (1 006 personnes) et de 200 ophtalmologistes, ainsi qu’en Allemagne (1 003 personnes) et en Grande-Bretagne (1 002 personnes) auprès du grand public.
Les interviews ont été réalisées du 28 juin au 23 juillet 2013.