27 / 09 / 2022

Le Syndicat des opticiens entrepreneurs alerte sur les conséquences de l’article 45 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014, qui introduit deux mesures ayant un impact direct sur l’accès aux équipements optique et aux modalités de prises en charge.

 

Alors que le texte prévoit d’étendre, en matière d’optique, le dispositif CMUC aux bénéficiaires de l’ACS (soit 700 000 personnes environ), en renvoyant à la négociation conventionnelle tripartite la détermination des tarifs. «Mme La Ministre avertit : si la négociation n’aboutit pas, elle tranchera par décret ! Mais quelle négociation Mme la Ministre ? Dans la mesure où vous la promettez sans cesse mais ne la mettez jamais en place ! », s’insurge le Synope.

 

Une seconde mesure vise à instaurer, dans le cadre des contrats responsables (qui représentent plus de 90% des contrats des complémentaire santé) un montant minimal de prise en charge et un plafond tarifaire des équipements optiques. «Si nous sommes favorables à étudier la détermination d’un plancher et d’un plafond de remboursement, cela ne doit s’envisager QUE dans la concertation avec les professionnels de l’optique ! Tel n’est pas le cas ! Les professionnels de santé directement concernés n’ont même pas été consultés sur cette mesure. La rédaction du texte revient à fixer de manière déguisée des tarifs imposés au secteur de l’optique ! Avec des milliers de perte d’emplois à la clé ! Ce plafond tarifaire sera-t-il basé sur le tarif de responsabilité qui n’a pas été modifié depuis plus de 30 ans ? Sans qu’aucune étude d’impact économique n’ait été réalisée ? Faut-il accepter de mettre à mort la filière optique française au profit des seules complémentaires santé et au détriment de la qualité des produits optique accessibles aux français ?», alerte le syndicat.

 

Pour le Synope, ces dispositions peuvent sur le fond apparaître intéressantes, mais «leur rédaction laisse clairement présager le renforcement des inégalités sociales et économiques, la mise à mort de notre système de protection sociale à la Française et de la filière optique au profit des complémentaires santé, seules vraies gagnantes des différentes mesures en cours de discussion. » Le syndicat attend de la ministre de la Santé «qu’elle mette enfin en oeuvre la concertation avec les professionnels de l’optique qu’elle ne cesse de promettre mais que nous attendons toujours.»