27 / 09 / 2022

L’association née du groupe Facebook « Les opticiens ne sont pas des pigeons » réagit au vote, par l’Assemblée nationale, du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2014, qui prévoit d’encadrer le prix des lunettes pour les bénéficiaires de l’ACS et de plafonner les remboursements optiques dans le cadre des contrats responsables.

 

Pour Yann Fournier, président des Opticien-Lunetiers Unis (OLU), l’extension du dispositif optique de la CMU-C aux bénéficiaires de l’ACS (aide à la complémentaire santé) devant améliorer l’accès aux équipements des plus modestes «est purement démagogique et sans concertation avec le terrain, les porteurs ayant déjà accès à des forfaits à 29 ou 89 euros, soit au-dessous des prix CMU.» Concernant les prises en charge minimales et maximales des lunettes que devront respecter les contrats solidaires et responsables (si cette disposition est définitivement votée), les OLU s’interrogent sur les modalités de fixation de ces «bornes» :  «les maxima seront-ils fixés à partir des bases de remboursement de la sécurité social, dont les montants sont inchangés depuis des lustres ? Se baseront-ils sur les tarifs moyens constatés par les sondages plus farfelus les uns que les autres ? Peut être demandera-t-on à l’UFC Que Choisir de fixer ce montant maximal… Dans tous les cas c’est par décret qu’il sera fixé après avis de l’Unocam et de l’Uncam… Mais où sont donc les professionnels de terrain ? Encore une fois les opticiens ne seront pas consultés et ça, c’est un vrai scandale !»

 

En revanche, l’association soutient «l’idée même de bornes, qui seront un frein à l’escalade des réseaux et des cotisations mais pas n’importe comment !» Elle estime que, si les opticiens acceptent d’élargir leurs services pour les CMU et les ACS, ainsi que des remboursements bornés, les complémentaires doivent accepter de diminuer leur cotisations et s’engager à ne pas les augmenter. Les porteurs doivent de leur coté être éduqués à ne plus demander de «bidouilles». Et surtout les décisions doivent être prises ensemble dans le dialogue et non pas imposées sous la contrainte. »

 

Les OLU appellent le gouvernement «à plus d’ouverture d’esprit et surtout de pragmatisme, en demandant que les mesures concernant notre secteur soient prises en concertation avec les professionnels de l’optique et non pas sur des principes théoriques loin de la réalité du terrain.»