30 / 11 / 2022

L’Union des opticiens (UDO) pointe les dangers que représente l’article 45 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014, qui prévoit entre autres de plafonner, dans le cadre des contrats responsables, la prise en charge des équipements optiques.

Si l’UDO estime qu’imposer un seuil minimum de remboursement pour tous les contrats responsables «est un acte citoyen fort dont il faut se réjouir», sa présidente Catherine de la Boulaye estime qu’il «convient en parallèle de construire en concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière visuelle une offre produits ou ‘panier de soins optique’ de qualité, sans reste à charge et accessible dans tous les points de vente.»

 

Alors que le PLFSS est débattu cette semaine au Sénat, le syndicat alerte «sur le danger de mettre en place un plafond de remboursement qui est une véritable atteinte à la liberté du consommateur sur le choix de son contrat santé comme de son équipement optique.»

 

Pour l’UDO, encadrer les ventes de produits va mécaniquement limiter la recherche et les innovations des produits et services en optique et en assurance santé, risquant de détruire des emplois qui sont majoritairement des emplois de proximité. Il «espère que le gouvernement reviendra sur cette décision qui contraint les assurés et pénalise des secteurs pourvoyeurs d’emplois sur l’ensemble du territoire français.»