8 / 08 / 2022

Dans un communiqué en réaction au vote du projet de loi Hamon à l’Assemblée nationale, la centrale demande « pourquoi les premiers concernés ne sont-ils jamais consultés ? »  

Au sujet de l’extension à 5 ans de la durée de validité des ordonnances en optique, (qui n’a finalement pas été voté par les députés ) le Groupe All note : «il est tout de même surprenant qu’un tel projet de texte soit rédigé sans même demander au préalable l’avis ni des ophtalmologistes ni des opticiens. Or, cette mesure aurait des conséquences non négligeables alors qu’elle n’est absolument pas indispensable. En effet, en France, on peut se targuer jusqu’à présent de disposer d’une excellente organisation en terme de santé visuelle (bien meilleure que dans d’autres pays européens d’ailleurs). Cette organisation s’articule autour des ophtalmos et des opticiens et est basée sur la bonne collaboration et une répartition des tâches intelligente entre ces deux acteurs, garantie d’une prise en charge et du suivi de la santé visuelle des français efficients.

 

Quant à la mention de l’écart pupillaire sur les ordonnances, le Groupe All souligne qu’on «peut comprendre qu’il est important pour les sites de vente internet d’optimiser une partie des prises de mesure. Mais même avec cette nouvelle disposition, la qualité de fabrication de l’équipement restera incertaine car la prise de mesure ne se résume pas au seul écart pupillaire et ne peut être assurée efficacement (quoi qu’on en dise) à distance. Il est incontournable que ces prises de mesure se fassent « physiquement », en magasin afin que l’opticien comprenne comment son client porte ses lunettes, comment il « vit » ses lunettes… Parallèlement, à l’heure où l’on déplore un manque cruel d’ophtalmologistes, leur ajouter une activité supplémentaire nous semble inconcevable tant d’un point de vue organisationnel qu’économique.» La centrale rappelle ne pas être «farouchement opposée à internet, la société et les modes de consommation évoluent et il faut bien entendu s’adapter. Cependant, il aurait été souhaitable que l’ouverture de l’optique à internet soit pensée et conçue en collaboration avec tous les acteurs concernés, et non en ne considérant que les positions d’une partie des protagonistes au détriment de celles des autres.»

 

Le Groupe All rappelle enfin que «les prix proposés par les sites internet peuvent aussi parfaitement être retrouvés dans les magasins d’optique physiques existants. A contrario, les produits de dernière génération (verres et contactologie) ne peuvent pas être proposés par les sites internet. En conclusion, si l’optique mérite sans aucun doute un peu plus de transparence vis-à-vis des consommateurs, ce ne doit pas être au détriment de la santé visuelle !»