1 / 12 / 2022

C’est à l’espace Saint Martin à Paris que la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France) tenait hier, lundi 13 janvier 2014, un colloque où ont été conviés tous les opticiens afin de faire un point sur la situation législative actuelle et de présenter les actions choisies par la Fédération pour les prochains mois.

 

Alain Gerbel, le président de la Fnof, s’est montré rassurant en affirmant : «à ce que je sache, pour l’heure les lois Le Roux et Hamon n’ont pas été promulguées. Il ne sert donc à rien de s’affoler.» Même ton concernant les remboursements plafonnés selon les catégories de verres prévus dans la loi de financement de la Sécurité sociale : «nous avons un an avant l’application des décrets, il ne faut pas dramatiser En réponse à cette situation politique, le président a rappelé que nous rentrons dans une période d’élections (municipales, européennes, renouvellement de la moitié des sénateurs en septembre prochain), en insistant sur le fait qu’il ne faut pas être «dans la justification, mais être force de proposition. Il peut donc être intéressant d’aller à la rencontre des sénateurs-maires et députés-maires pour leur montrer la température du terrain en parallèle de notre action.»

 

« Mon opticien, j’y tiens »

 

Peggy Wihlidal, déléguée générale du Groupe Soins Coordonnées (qui regroupe 14 professions de santé de ville) a alors pris la parole pour exposer l’une des pistes d’action : «Les opticiens doivent se positionner en tant que professionnel de sante de proximité avec des compétences et des missions clairement définies, garant de la qualité et de la sécurité des patients. Qui va rembourser et à quelle hauteur est un autre débat. (…) Dans ce contexte électoral favorable, je vous invite donc à saisir votre chance. Une vaste campagne grand public de soutien pourrait être utile. Elle pourrait s’appeler « Mon opticien, j’y tiens.»

Faisant un parallèle avec le conflit des sages-femmes, Peggy Wihlidal a insisté sur la bonne image dont elles bénéficient pourtant auprès du grand public. «Les opticiens a contrario ne bénéficient pas de cette image positive. Les opticiens peuvent être vus uniquement comme des vendeurs. Loin de la publicité, cette campagne doit entrer dans la politique professionnelle, portée par les professionnels et leurs organisations, pour promouvoir l’optique dans la santé au service des malades.»

«Cette campagne, nous allons la mettre en place tout au long de cette année. Nous demandons à ceux qui veulent nous aider, de rentrer dans ce travail, de s’approprier cette campagne. Très vite, nous irons vers les centrales d’achat et quelques enseignes qui voudront entrer dans cette logique pour développer ensemble des actions qui pourront être personnalisées réseau par réseau. Et puis tout au long de 2014, nous allons développer cette campagne sur le terrain. C’est pour cela que nous avons pris la décision de renforcer la présence de nos délégués régionaux. C’est un projet qui sera porté par les professionnels. Dans ce cadre, nous avons décidé de travailler également avec nos amis orthoptistes.» Si cette campagne se mettra progressivement en action en fonction de l’implication des professionnels, Alain Gerbel table quant à lui, sur le début du mois de mars.