2 / 07 / 2022

C’est l’un des chiffres révélés hier 20 janvier par la CDO, qui rendait publiques les conclusions de son étude «Représentation syndicale de la profession.» Cette étude, réalisée avant les débats autour de la PPL Le Roux, a été menée par Gallileo Business Consulting auprès de 1005 opticiens diplômés, propriétaires et salariés.

 

On y apprend que plus d’un tiers des opticiens ayant répondu déclarent adhérer à une organisation syndicale ou professionnelle. Un chiffre bien supérieur aux 8% de salariés syndiqués en France (Source : Ministère du Travail). Dans le détail, 18% adhèrent à une organisation syndicale et 21% adhérent à une organisation professionnelle. Parmi eux, ils ne sont que 37% à se déclarer actifs en assistant aux réunions et manifestations  de leur organisation.

Pour les autres, leur non engagement est dû à 48% au fait qu’ils ne croient pas «dans la capacité des organisations professionnelles et syndicales à influer sur les sujets de défense de la profession.»

 

9 opticiens sur 10 favorables à un Ordre des Opticiens

 

Parmi les principales sources d’inquiétude des opticiens, c’est sans grande surprise que l’on retrouve dans l’ordre : les Ocam et leurs réseaux de soin, la déontologie, le tiers payant et la confidentialité des données de santé, l’optométrie et la réfraction, la formation et Internet.

Sur ces différents points, qu’attendent les opticiens ? Ils se déclarent à 82% en opposition au désengagement total de la Sécurité sociale et 76% en faveur de la suppression totale des réseaux. 91% se prononcent pour la création d’un Ordre des Opticiens afin d’établir des règles déontologiques et sanctionner dans les cas de non-respect. 63% des sondés pensent que la confidentialité des données doit primer sur la simplification des échanges. 82% sont favorables à un élargissement de leur champ de compétences. Pour cela, 79% réclament un allongement à 3 ans de la formation, en particulier pour renforcer leurs compétences en réfraction à 66%. Sans surprise, les opticiens sont hostiles à la vente de lunettes sur Internet à 44%. 43% n’y sont pourtant pas opposés si elle est réalisée par un opticien diplômé, propriétaire d’un magasin.

 

38% des sondés plaident pour un « syndicat unique »

 

Si on note un consensus sur les grandes questions qui ébranlent actuellement la profession, les opticiens ne sont pas tendres avec leur paysage syndical. Ils sont 87% à penser que le nombre d’organisations et les différents discours «nuisent à la clarté et à l’efficacité» de la représentation de la profession. 38% pensent que la solution réside dans un syndicat unique (ou une confédération à 37%, solution déjà évoquée, fin 2012, lors du Forum de L’Opticien-Lunetier). 44% pensent que ce syndicat unique doit naître de la fusion de la Fnof, du Synope et de l’UDO. 53% se déclarent alors totalement prêt à adhérer à cette unique organisation.