25 / 09 / 2022

Etienne Caniard est une nouvelle fois revenu, dans les Echos, sur le projet de décret sur les contrats responsables, qui vise à plafonner les remboursements optiques. Il estime que, dans sa version actuelle, le texte risque d’avoir l’effet inverse de celui recherché.  

 

Dans une interview publiée hier 11 juin par le quotidien économique, le président de la Mutualité rappelle que « le décret devait être publié en mars. Nous sommes en juin et on imagine mal une publication dans les jours qui viennent. Il est trop tard pour modifier tous les contrats en cours. Les nouvelles règles doivent entrer en vigueur le 1er janvier comme prévu, mais il faut donner de la marge aux acteurs pour s’organiser. A force de multiplier les contraintes, le risque est de faire augmenter les prix des contrats. »

Au-delà, Etienne Caniard estime que les plafonds prévus à ce jour « sont bien trop élevés, de 450 euros pour un équipement avec verres simples jusqu’à 800 euros pour les verres les plus complexes. Ces tarifs sont nettement supérieurs aux prix de vente moyens. Les nouveaux plafonds ne pourront donc jamais faire baisser les prix pour nous rapprocher de la moyenne européenne. Ils risquent même d’avoir l’effet inverse ! Les opticiens auront tendance à se caler sur ces prix plafonds. En partant d’une bonne intention, l’amélioration de l’accès aux soins, le gouvernement risque d’aboutir au résultat opposé. Voilà où l’on en arrive lorsque l’on se trompe sur la façon d’administrer le secteur des complémentaires », regrette-t-il.

Le patron de la Mutualité plaide une nouvelle fois en faveur des réseaux, qui « permettent d’adapter les garanties en fonction des patients, de leur lieu de résidence… » Il appelle aussi le gouvernement à réduire la pression fiscale sur les complémentaires. « Ce serait le meilleur moyen de faire baisser les prix des contrats. »