25 / 09 / 2022

Dans un communiqué, le Synope (Syndicat des opticiens entrepreneurs) revient sur le fameux rapport de l’Inspection générale des finances sur 37 professions réglementées. Ce texte « met à mal les idées reçues » sur l’optique, estime le syndicat, en soulignant qu’il suggérerait par ailleurs une évolution de la réglementation.

 

« Le rapport de l’Inspection générale des finances sur les 37 professions réglementées parmi lesquelles figure l’opticien, semblerait démontrer, comme nous l’affirmons haut et fort depuis maintenant 2 ans,  que l’acharnement médiatique et législatif sans précédent que subit la profession au motif de tarifs et de marges supposés exorbitants n’est aucunement fondé », souligne le Synope. En effet, selon ce texte dévoilé par bribes dans la presse, les opticiens présentent un revenu médian de 2 563 euros, « soit un des moins élevés des professions de santé réglementées, qui n’a d’ailleurs pas donné lieu au moindre commentaire dans la presse généraliste », commente le syndicat.

 

Une rentabilité similaire à celle constatée dans l’économie française

Le Synope rappelle que « les opticiens présentent un taux de rentabilité (résultat net comptable/CA) comparable au taux de rentabilité dans l’économie française à savoir 7,9% (il s’établirait selon le rapport autour de 8% pour l’optique en 2010) pour un taux d’investissement quant à lui élevé (environ 35%). Autrement dit, la marge commerciale en optique correspond à une rentabilité équivalente à celle constatée globalement dans l’économie française ni plus, ni moins. » Ce rapport « va-t-il enfin tordre le cou aux idées reçues », questionne le syndicat, en jugeant cependant que « rien n’est moins sûr au vu du nombre considérable de questions de parlementaires posées ces derniers temps mettant une nouvelle fois en exergue les “enquêtes” Que Choisir (deux sur l’optique en moins d’un an) et le supposé tarif élevé des produits optique en France. »

 

Marge de manœuvre fiscale ?

Le rapport de l’IGF, qui ne « présente que peu d’éléments/options spécifiques au métier d’opticien (et pour cause, il n’y a visiblement pas d’enjeu) », démontre pour le Synope que « l’acharnement subi par la profession n’est aucunement justifié économiquement. » Mais, le contexte économique pesant sur ce taux de rentabilité, « on peut légitimement s’interroger sur les marges de manœuvre encore existantes sur notre secteur, sauf à rogner sur la qualité, la sécurité … Et si la marge de manœuvre était fiscale ? Avec une TVA à 5,5% comme les autres dispositifs médicaux ? »

 

Evolution réglementaire

Selon le Synope, l’IGF indiquerait par ailleurs « n’identifie(r) aucun obstacle à une évolution du cadre législatif et réglementaire qui rendrait plus aisée la prescription de lunettes correctrices par les opticiens. Il conviendrait alors de vérifier ex post le respect de la déontologie professionnelle de ces derniers. » Il identifierait en conclusion « l’opportunité d’envisager une évolution de la réglementation en la matière, tout en invitant à renforcer le contrôle et le respect de la déontologie professionnelle. »