10 / 08 / 2022

A partir de ce 18 septembre, les ophtalmologistes doivent, comme le dispose la loi sur la consommation, inscrire l’écart pupillaire de leurs patients sur les prescriptions. Cette mesure vise à faciliter la vente de lunettes sur Internet, qui fera l’objet d’un décret à l’automne.

Avec cette disposition, qui avait suscité une forte désapprobation chez les ophtalmologistes, le gouvernement espère inciter les porteurs à acheter leur équipement en ligne, à des prix moins élevés qu’en magasin. Reste que, pour le Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France), la mention de l’EP est une mesure « insuffisante pour permettre à l’opticien de faire un montage des verres de qualité. Les ophtalmologistes ne pourront pas être tenus responsables de l’insatisfaction des clients qui seront mécontents de leur équipement optique. Pour la première fois, les législateurs ont imposé à une spécialité médicale une mesure dont la finalité est de servir les intérêts d’une entreprise privée », avait déclaré son président Jean-Bernard Rottier lors des débats sur cette disposition. « La perte de temps occasionnée par la prise de mesures de l’écart pupillaire va encore rallonger les délais d’attente pour un rendez-vous chez l’ophtalmologiste », avait-il ajouté.

Rappelons que la loi sur la consommation prévoit également, pour les « e-opticiens », la mise à disposition d’un opticien-lunetier. Cette obligation sera mise en oeuvre dès la publication du décret qui précisera ses modalités d’application, laquelle devrait avoir lieu cet automne, selon la secrétaire d’Etat chargée du Commerce, Carole Delga.