30 / 01 / 2023

Alors que la réforme des contrats responsables instaurant des plafonds de remboursement est entrée en vigueur le 1er avril, une enquête* réalisée par OpinionWay pour le cabinet d’actuariat et de conseil RH Adding montre que les salariés peinent à accepter le principe d’un reste à charge. Ils se montrent en revanche enclins à souscrire une surcomplémentaire.

 

Selon ce sondage, 39% des salariés jugent acceptable le principe d’un reste à charge pour une dépense d’optique (contre 31% pour une dépense dentaire et 28% pour une consultation de spécialiste) : 11% l’estiment « tout à fait acceptable » et 28% « plutôt acceptable ». En revanche, 38% le jugent « pas vraiment acceptable » mais seuls 22% avancent un avis tranché et n’acceptent « pas du tout » cette idée. Les plus jeunes se montrent davantage enclins à mettre la main au porte-monnaie : ils sont 46% à accepter ce principe, contre 38% des plus de 55 ans. En toute logique, ceux qui ont les revenus les plus élevés sont aussi les plus à l’aise avec cette idée : 60% des salariés gagnant plus de 6 750€ par mois déclarent accepter un reste à charge en optique, contre 25% de ceux qui gagnent moins de 1 128€ par mois.

 

S’il faut payer, la majorité des sondés n’envisagent pas de dépenser beaucoup : 63% se disent prêts à payer un reste à charge inférieur à 50€ et 28% entre 50 et 100€. Seuls 6% débourseraient entre 100 et 150€ et 2% au-delà.

 

Dans ce contexte, 68% des répondants se disent prêts à souscrire par eux-mêmes une surcomplémentaire en cas de non couverture totale par leur mutuelle d’entreprise. Cette proportion grimpe même à 76% chez ceux qui gagnent plus de 4 501€ par mois.

 

OpinionWay_Adding

 

*Enquête réalisée du 8 au 12 février auprès d’un échantillon représentatif de 1 996 salariés français d’entreprises privées de 500 salariés et plus.