16 / 05 / 2022

Lors du congrès de la SFO qui s’est tenu du 9 au 12 mai au Palais des Congrès à Paris, Dr Thierry Bour, président du SNOF est revenu en détail sur les solutions mises en place pour faire face à la baisse de la démographie médicale avec, dans le même temps, une augmentation des besoins, principalement en raison du vieillissement de la population.

 

En premier lieu, il est naturellement revenu sur la coopération entre ophtalmologiste et orthoptiste, suite à la parution en janvier dernier de l’arrêté autorisant sa généralisation au niveau national. Pour l’heure, 14 régions expérimentent actuellement ce protocole. Selon le syndicat, « dans deux ans, si les résultats sont positifs, cette pratique sera financée sans protocole dans le régime normal de la sécurité sociale. »

D’autres pistes sont à l’étude, notamment dans le périmètre de la télémédecine. Un protocole, porté par le Pr. Muraine de Rouen, qui vise à mettre en place la consultation d’un orthoptiste à Neufchâtel, sous le contrôle du CHU de Rouen, a été validé par la Haute Autorité de Santé et devrait donc débuter sous peu. Rappelons que la télémédecine a déjà été utilisée dans la prise en charge des patients diabétiques, vus par l’orthoptiste pour un fond de l’œil et contrôlés par la suite par un ophtalmologiste.

Revenant sur la loi Macron, qui comprend la suppression de l’obligation d’ordonnance pour les verres correcteurs, le Snof espère que le texte sera modifié en seconde lecture à l’assemblée car « si le projet de loi reste en l’état, il sera légalement possible, y compris pour les enfants, d’obtenir des lunettes sans jamais avoir vu d’ophtalmologiste, ni avoir été dépisté. »

Enfin, dans le cadre de la Mission IGAS, pilotée par Dominique Voynet, le Syndicat National des Ophtalmologistes de France a recommandé de renforcer la coopération entre les ophtalmologistes et les orthoptistes, mais également d’étendre le dispositif de renouvellement des lunettes par les opticiens, mis en place en 2007, aux lentilles de contact, avec un renouvellement pendant 3 ans. Une solution envisagée « sous réserve d’un encadrement sérieux (obligation d’ordonnance et retour d’information).»