16 / 07 / 2020

Cet Observatoire réalisé avec OpinionWay*, dont le premier opus est consacré à la vue et à l’audition des adolescents, se positionne à la croisée des nouveaux modes de vie et de leurs impacts sur la santé visuelle et auditive. Ses enseignements s’adressent au grand public, aux professionnels de santé et aux pouvoirs publics, pour permettre la mise en place d’actions de prévention ciblées.

 

« Il existe beaucoup d’études sur la santé d’une part, sur la société d’autre part, mais beaucoup moins sur les interactions entre les deux, qui pourtant sont indissociables. C’est pour cela que nous avons créé cet observatoire interdisciplinaire, avec des professionnels de l’analyse. Nous nous sommes d’abord intéressés aux adolescents, car il est prioritaire pour nous d’aborder cette cible qui représente l’avenir », explique Yves Guénin, secrétaire général du groupe Optic 2000.

 

Surexposition aux écrans et aux sons amplifiés

Parmi ses grands enseignements, l’étude montre que les 13 – 18 ans passent en moyenne 4h24 devant un écran chaque jour (6 heures pendant les week-ends) et 9 heures à écouter de la musique avec un casque ou des écouteurs. La révolution technologique pourrait jouer un rôle dans le développement des atteintes précoces de la vue et de l’audition : aujourd’hui, un jeune européen sur deux serait myope et les pertes auditives liées au bruit pourraient toucher jusqu’à 10 % des adolescents. Près de la moitié (44%) des jeunes sondés a déjà éprouvé une gêne visuelle à la suite de l’utilisation prolongée d’un écran et un quart d’entre eux une gêne auditive pendant l’écoute d’une musique amplifiée. Par ailleurs, seuls 25 % des adolescents se disent attentifs aux enjeux de santé liés à la vue et à l’audition. Ils sont 37 % à ne pas porter leurs lunettes devant un écran alors que 86 % pensent qu’elles leur sont utiles. Ces comportements engendrent des répercussions au-delà de leur vue, comme des problèmes de sommeil et de concentration.

 

Opticiens et audioprothésistes, « préventeurs » privilégiés

L’impact de ces surexpositions préoccupe 70% des parents interrogés, qui alertent leurs enfants. Un adolescent sur deux déclare modifier son comportement à la suite de conseils qu’il peut recevoir, mais les discours sont plus efficaces quand ils proviennent de tiers : 88% d’entre eux se disent sensibles à ces messages lorsqu’ils sont émis par des professionnels de santé. « Nos opticiens et audioprothésistes ont donc un vrai travail de prévention à faire pour que les jeunes soient mieux informés », souligne Didier Papaz, PDG du groupe Optic 2000.

« On observe un grand décalage entre les maux que l’on constate et la mobilisation générale. Avant que les problématiques soient acceptées par tous, combien de temps se passe ? Pour la vue et audition, il faut donc montrer que c’est pluridisciplinaire, enrober tout ça dans un langage commun et porter le message avec des supports partagés », ajoute Yves Guénin.  Cinq experts – ophtalmologiste, ORL, neuropsychologue, sociologue et médecin de santé publique – ont ainsi analysé l’étude et proposent des pistes d’actions. Celles-ci sont, entre autres, détaillées avec les résultats de l’Observatoire sur le site dédié www.observatoire-groupeoptic2000.fr et dans un livret, paru à près de 20 000 exemplaires.

 

Découvrez demain les résultats détaillés de l’Observatoire sur la vue des adolescents.

 

*L’enquête de l’Observatoire a été menée auprès des adolescents et du grand public à partir d’un questionnaire administré par l’Institut Opinion Way : du 06 au 14 novembre 2014 auprès de 305 adolescents âgés de 13 à 18 ans et du 11 au 16 décembre 2015 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Français de 18 ans et plus, parmi lesquels, 117 parents d’adolescents âgés de 13 à 18 ans.