6 / 12 / 2021

Suite à l’adoption de l’amendement gouvernemental supprimant l’article 11 quater C, l’Association nationale pour l’amélioration de la vue estime que « le maintien de la nécessité d’ordonnance est une reconnaissance par l’Etat du caractère sanitaire de la santé visuelle des Français. »

Pour Bertrand Roy, président de l’Asnav, cette décision « recentre le débat sur l’organisation de la filière professionnelle de la santé visuelle, comprenant des fonctions complémentaires reconnues : l’ophtalmologiste, l’orthoptiste et l’opticien, avec des délégations de tâches responsables permettant à nos concitoyens un accès aisé à la correction de leurs défauts visuels tout en préservant le diagnostic d’anomalies majeures comme le glaucome. »

Dans son communiqué, l’association rappelle que, selon son 11ème Baromètre de la Santé Visuelle, 62% des Français pensent que la santé visuelle est moins bien prise en compte par les pouvoirs publics que les autres affections et attendent donc des mesures à la hauteur des besoins de prévention et de prise en charge, et non des mesures démédicalisant les diagnostics liés à la vue. L’Asnav continue à réclamer des institutions de vrais moyens pour la prévention en matière de santé visuelle, et interpelle en ce sens le ministère de la Santé : « chiche ? », lui lance-t-elle.