25 / 09 / 2022

C’est aujourd’hui que le Sénat commence l’examen en nouvelle lecture et en séance publique du projet de loi Macron, après son passage en force à l’Assemblée nationale via le 49-3. La Société française d’ophtalmologie (SFO) et la Société française du glaucome (SFG) font bloc derrière le Syndicat national des ophtalmologistes (Snof) pour demander le retrait de l’article 11 quater C qui, à ce stade, prévoit de limiter l’obligation de prescription pour la délivrance de verres correcteurs aux moins de 16 ans.

 

Les deux sociétés savantes affirment la nécessité d’une prescription pour l’obtention d’une correction optique ou de lentilles de contact, chez l’enfant et l’adulte. Elles répètent que cette consultation permet à l’ophtalmologiste d’effectuer un dépistage de maladies oculaires comme le glaucome, la dégénérescence maculaire ou les tumeurs oculaires, dans un contexte de progression de la prévalence des maladies oculaires liées à l’âge. La SFO et la SFG rappellent que « la mise en œuvre de pratiques de prévention passe par un diagnostic à un stade précoce effectué au décours de la consultation aboutissant à la prescription de correction optique. »

 

A quelques heures de l’ouverture des débats, trois amendements ont été déposés sur l’article 11 quater C. Deux s’alignent sur la demande des ophtalmologistes et réclament le retrait pur et simple de cette disposition. Le troisième prévoit de subordonner la délivrance de verres correcteurs à l’existence d’une prescription sauf pour les « situations d’urgence fixées par décret. »