10 / 08 / 2022

Alors que, vraisemblablement, l’ordonnance s’apprête à devenir bel et bien obligatoire pour la délivrance de verres correcteurs quel que soit l’âge du porteur, le Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France) salue « la sagesse des sénateurs. » « Opticiens, il va falloir vous y faire ! », avertit de son côté l’UDO (Union des opticiens).

 

« Les menaces qui pesaient sur l’obligation d’ordonnance pour les adultes nous inquiétaient fortement, car elles remettaient en cause le dépistage de la DMLA et du glaucome. Si le vote final le confirme, les centaines de milliers de personnes ignorant être victimes d’affections oculaires silencieuses garderont toutes leurs chances d’être dépistées à temps. Nous sommes satisfaits de voir que les sénateurs ont eu, comme les députés, la sagesse de défendre la santé visuelle des Français face à certains intérêts commerciaux », se satisfait Thierry Bour, Président du Snof.

 

En revanche, du côté de l’UDO, on déplore que la France devienne « le premier pays au monde » à instaurer une prescription obligatoire pour tout achat de lunettes. « Opticiens, il va falloir vous y faire ! », prévient le syndicat, en rappelant que, dès l’entrée en vigueur de cette mesure (à la parution du décret de loi), une amende de 3750 € par dossier pourrait être infligée en cas de non justification de cette ordonnance. « Maintenant c’est le temps de l’anticipation, il faudra prévenir vos clients afin qu’ils puissent avoir ce précieux sésame pour l’achat des lunettes de vue, qu’ils prennent suffisamment tôt un rendez-vous chez leur ophtalmologiste (…). Que faire en cas d’urgence ou avec les personnes étrangères désirant acheter des lunettes de vue dans notre pays sans ordonnance? C’est là tout le problème, essayez d’avoir un rendez-vous d’urgence chez votre ophtalmologiste local, sinon comme le conseille le président du Snof, proposez qu’il achète des lunettes loupes, qui ne sont pas satisfaisantes au point de vue optique, et qui ne sont pas aptes à corriger toutes les amétropies ! Sinon, il faudra se résoudre à perdre la vente ou à être “hors la loi” (ce que nous ne vous conseillons pas ! ) », explique l’UDO.