1 / 12 / 2022

Dans une récente réponse à des questions parlementaires relatives à la filière de santé visuelle, le ministère de la santé précise qu’il faut revoir son organisation avec le rôle des différents acteurs (ophtalmologistes, orthoptistes et opticiens) et liste ses pistes d’actions.

 

Le gouvernement, qui annonce avoir « conscience des enjeux d’accès aux soins visuels », rappelle avoir augmenté ces dernières années le nombre de postes d’internes en ophtalmologie mais reconnaît la nécessité d’agir à court terme sur d’autres leviers, comme la généralisation des délégations aux orthoptistes, en cabinet, pour le renouvellement des prescriptions de verres correcteurs. Mais « il faut aller plus loin » et, pour cela, « agir sur tous les leviers, de la formation à l’organisation des conditions d’exercice : les compétences des opticiens et des orthoptistes doivent être pleinement mobilisées voire évoluer ; le travail aidé en cabinet doit se généraliser pour faciliter les pré-consultations, le suivi de pathologies chroniques ; l’accès à la délivrance de produits d’optique doit être facilité tout en tenant en compte des caractéristiques du patient comme son âge par exemple. »

 

Le ministère rappelle, dans ce but, avoir missionné l’Igas. Il précise que « le rapport remis fin juillet (réalisé par Dominique Voynet, ndlr) comprend un ensemble de dispositions qui ont été concertées avec l’ensemble des professionnels de la filière. Certaines de ces dispositions pourront faire l’objet de mesures spécifiques lors de l’examen du projet de loi de modernisation de notre système de santé par le Parlement. » Selon nos informations, le rapport Voynet devrait être publié vers la mi-septembre.