26 / 01 / 2020

Le rapport de la mission Igas formulant une trentaine de propositions pour restructurer la filière de santé visuelle et suivi d’amendements gouvernementaux au projet de loi de santé suscite des réactions positives de la part des organisations professionnelles.   

 

La Fnof (Fédération nationale des opticiens de France) déclare soutenir l’amendement du gouvernement visant à élargir les prérogatives de l’opticien en matière de renouvellement des équipements optiques. Le syndicat présidé par Alain Gerbel « se félicite de la mise en application sans tarder de certaines recommandations issues du rapport de Madame Dominique Voynet. » Il souligne que « l’assouplissement proposé des règles de renouvellement des verres correcteurs et des lentilles de contact par les opticiens est une mesure de bon sens portée par la Fnof et réclamée par les Français. »

 

Pour le Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France), « le rapport Voynet va dans le bons sens, avec une volonté de développer les coopérations entre ophtalmologistes et orthoptistes pour faciliter l’accès des patients aux soins visuels. » « Le Snof est satisfait de la reconnaissance du ‘travail aidé’ : généraliser la coopération ophtalmos-orthoptistes est un levier majeur pour faire face aux besoins actuels et à venir de la population en soins oculaires. Concernant les mesures prises en faveur des opticiens, notamment dans le cadre du renouvellement des lentilles, qui est une nouveauté, nous demandons un encadrement sérieux afin d’éviter tout risque pour les patients. En effet les opticiens n’ont pas tous le réflexe d’avertir le médecin en cas d’adaptation d’une ordonnance », commente son président Thierry Bour.

 

Côté orthoptistes, le SNAO (Syndicat national autonome des orthoptistes) se déclare « extrêmement satisfait du contenu du rapport », dont les recommandations « font preuve d’un discernement que les orthoptistes n’espéraient plus après les multiples déceptions qu’ils avaient connues jusque-là. » Son président Laurent Milstayn souligne notamment « la volonté d’impliquer les orthoptistes libéraux dans l’évolution de la filière, l’élargissement incontournable de leur décret d’actes, l’inscription à la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP) de tous les actes orthoptiques actuels et à venir, l’évolution positive de la démographie et des revenus des orthoptistes sont autant de points sur lesquels il est indispensable d’aboutir rapidement pour pouvoir envisager enfin la participation pleine et entière de l’ensemble de la profession au désengorgement de la filière. » Lors de l’examen du projet de loi de santé au Sénat, les orthoptistes espèrent enfin une modification du code de la santé publique pour faire évoluer leur profession. Le SNAO appelle les syndicats des « 3O » à se réunir à nouveau avant l’examen de ce texte par la commission mixte paritaire (qui, in fine, réunira députés et sénateurs pour élaborer un texte commun) « afin de porter ensemble d’autres mesures consensuelles et conclure en beauté cet épisode de grand changement. »