2 / 07 / 2022

Selon la société Altares, qui vient de publier son palmarès des défaillances d’entreprises au 1er trimestre 2016, 24 commerces de détail d’optique ont fait l’objet d’une procédure collective sur cette période, contre 31 au trimestre précédent et 33 au 1er trimestre 2015.

 

L’amélioration est notable dans de très nombreux secteurs : alors que le premier trimestre 2015 signait un record de défaillances d’entreprises au-delà de 18 000, un an plus tard, « la conjoncture s’oriente favorablement et la reprise, déjà sensible sur les PME industrielles, se propage progressivement aux TPE », note Altares. Ainsi, les défaillances d’entreprises s’inscrivent en baisse de plus de 10% sur ce début d’année 2016, même si la sinistralité demeure élevée, au-delà du seuil des 16 000 procédures. La tendance est très encourageante dans la catégorie des petites entreprises de 10 à 49 salariés, avec moins d’un millier d’entreprises (983) défaillantes, soit 21% de moins qu’il y a un an et le meilleur chiffre depuis 2008. Pour les entreprises de moins de 10 salariés (qui concentrent 93% des jugements d’ouvertures), les défaillances reculent de -9% sur ce premier trimestre 2016 : 15 218 TPE ont défailli au cours du premier trimestre 2016 contre 16 777 un an plus tôt et 15 647 début 2014. Après trois débuts d’année difficiles, le commerce de détail entrevoit une éclaircie, avec une baisse de -5,5% du nombre de défaillances (2241).

 

Du financement pour transformer la reprise

« La conjoncture a changé d’orientation et embarque enfin les TPE jusque-là écartées de la reprise. Il ne manque désormais plus que le carburant indispensable pour convertir cette éclaircie de début d’année en croissance durable, le financement ! Le rapport de la Médiation du crédit, publié en mars, rappelle que les TPE peinent toujours à obtenir le financement nécessaire à transformer la reprise. Si la distribution des crédits a globalement augmenté, l’accès aux crédits de trésorerie, voire d’investissement, est plus compliqué pour les TPE. Les difficultés rencontrées par celles du bâtiment, du commerce de détail ou de l’hôtellerie-restauration expliquaient pour partie la frilosité des financeurs ; or, ces activités donnent enfin des signes de redressement. La machine s’est remise en marche, il est temps de rapidement fluidifier le financement », conclut Thierry Million, directeur des études Altares.