26 / 01 / 2022

Dans son ouvrage intitulé « Les dépenses de santé en 2015 », la Drees passe au crible la consommation de soins et de bien médicaux, dont celle de l’optique médicale (montures, verres correcteurs et lentilles correctrices). Celle-ci s’est montée, l’année dernière, à 6,142 milliards d’euros, contre 6,067 milliards d’euros en 2014. Les chiffres montrent par ailleurs un recul des prix et une baisse du reste à charge des ménages.

 

La Drees note que, si la dépense en optique médicale a fortement progressé dans les années 2000 (+4,7 % en moyenne annuelle entre 2001 et 2012), elle a nettement ralenti depuis 2013 : +1,2 % en 2015 après +1,0 % en 2013 et 2014). Cette modération est la conséquence du ralentissement des volumes (+0,8 % par an en moyenne depuis 2013) mais aussi des prix, qui ont pour la première fois reculé en 2015 (-0,3%). « Confrontés à des dépenses d’optique dynamiques, certains organismes complémentaires ont limité leurs garanties effectives ces dernières années notamment en introduisant des bonus fidélité ou des reports de forfait dans leur contrat. La réforme des contrats « responsables », entrée en vigueur le 1er avril 2015, accentue cette tendance : parmi les nouveaux critères à respecter pour bénéficier des aides fiscales et sociales prévues par la réglementation, les contrats doivent désormais rembourser les dépenses d’optique au maximum tous les deux ans. Par ailleurs, le développement récent des réseaux de soins et la libéralisation de la vente d’optique médicale par Internet instaurée par la loi Hamon du 17 mars 2014 pourraient contribuer à la modération des prix du secteur », explique la Drees.

 

La part remboursée par les Ocam augmente

En 2015, les financements publics (y compris AME et CMU-C versée par les organismes de base) représentent seulement 4,3 % de la consommation totale d’optique médicale. De loin, ce sont les Ocam qui restent les premiers financeurs du secteur, prenant en charge 71,6% des dépenses. Le reste à charge acquitté par les ménages s’élève à 24,1%. « Depuis 2006, la part des organismes complémentaires a progressé de 16,3 points. Symétriquement, la part du reste à charge des ménages a nettement reculé (de 15,5 points). Sur la même période, la part des financements publics s’est légèrement repliée (-0,9 point), en lien notamment avec la baisse du taux de remboursement de l’optique médicale, passé de 65% à 60% du tarif opposable en mai 2011 », fait remarquer la Drees.

 

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