26 / 01 / 2020

Suite à la parution du décret élargissant les prérogatives des opticiens, le SNAO (Syndicat national autonome des orthoptistes) salue cette étape « qui renforce la cohésion des ‘3O’ » mais s’inquiète « pour la santé visuelle des patients et l’avenir » des orthoptistes.

 

Dans un communiqué, les orthoptistes « considèrent légitimement qu’ils ont tout autant leur place dans le renouvellement/adaptation des systèmes de corrections optiques » et « appellent donc l’ensemble de la filière à l’union pour demander une modification de la Loi Santé en ce sens ». Le SNAO rappelle qu’il se mobilise de longue date pour que la profession participe à la réduction des délais d’attente dans les cabinets d’ophtalmologie, en obtenant la possibilité (comme les opticiens-lunetiers) de renouveler/adapter les corrections optiques, la rémunération des protocoles de délégations pour tous les orthoptistes (salariés et libéraux) ainsi que le suivi des patients « physiologiques » confiés par les ophtalmologistes qui choisiraient eux-mêmes les modalités de ce suivi.

 

Faute d’une modification des textes, le SNAO avertit que « les orthoptistes devront informer leurs patients que : actuellement le seul circuit totalement sécurisé pour le renouvellement/adaptation de leurs corrections optiques reste la consultation ophtalmologique assistée ou non par un orthoptiste salarié ; la possibilité qui leur est offerte de faire renouveler/adapter leurs corrections par l’opticien se limitera à la mesure de leur seule réfraction à l’exclusion de tout autre examen ; les compétences légales en réfraction et en exploration fonctionnelle des orthoptistes se trouvent totalement dévalorisées par l’impossibilité qui leur est faite d’accéder à l’ajustement des corrections ».

 

« L’ensemble des orthoptistes, en délivrant ces informations, se prémunira ainsi de tout recours possible ainsi que de tout risque pour leurs patients, risque si souvent invoqué lorsqu’ils réclament d’être considérés comme les autres acteurs de la filière en matière de renouvellement/adaptation. Pas sûr que les délais et la santé publique en sortent gagnants ! », conclut le SNAO.