8 / 12 / 2021

Large vainqueur de la primaire de droite, le candidat à la présidentielle est revenu sur son projet santé, qui vise selon lui à « sauver notre Sécurité sociale » mais aussi à protéger la liberté des soignants.

 

En réponse à une déclaration de Marisol Touraine selon laquelle le programme de François Fillon engendrera, pour chaque foyer français, un surcoût annuel de 3 200€ pour se soigner, le présidentiable a jugé pertinent d’insister sur ses propositions qui, promet-il, ont au contraire pour objectif de « garantir des soins de qualité à tous les Français sans coût supplémentaire et sauver notre Sécurité sociale ».

 

Dans un communiqué, sur les réseaux sociaux et lors du débat de l’entre-deux tours, François Fillon a rappelé vouloir : clarifier la part prise en charge par la Sécurité sociale et par les mutuelles (cela passe par un panier des soins « solidaire » dont sont exclus les soins de confort et la « bobologie ») ; définir ce panier de soins avec l’Assurance maladie en liaison avec les mutuelles afin d’assurer une meilleure couverture ; garantir aux patients la liberté de choix de leur médecin et de leur établissement de santé (les réseaux de soins ne doivent pas aboutir à une médecine à deux vitesses avec des taux de remboursement différenciés) ; renforcer la régulation pour contrôler le coût des mutuelles afin de garantir la transparence pour les patients et un meilleur remboursement de la part complémentaire ; simplifier les mécanismes actuels du ticket modérateur et de franchise en introduisant une franchise universelle plafonnée ; continuer à prendre en charge 100% des soins pour les plus défavorisés.

 

 

Concrètement, cela pourrait, comme l’a déjà préconisé à plusieurs reprises la Cour des comptes, se traduire par le désengagement de la Sécurité sociale des dépenses d’optique (mais aussi d’autres postes de soins), dont la prise en charge serait exclusivement assurée par les Ocam. Ces derniers, qui verraient leur rôle s’amplifier, seraient davantage encadrés (par une agence dédiée), notamment en ce qui concerne les réseaux de soins, qui ne disparaîtraient pas mais ne pourraient plus différencier les remboursements.

 

Notons que, dans un précédent communiqué publié à l’occasion de la « Journée des soignants » (à laquelle a participé l’Appel des opticiens) du 24 novembre, le candidat a par ailleurs manifesté son soutien aux professionnels de santé « unis pour dénoncer la défiance et le mépris qu’ils subissent » de la part du gouvernement actuel. Il appuie particulièrement sur leur liberté d’exercer leur métier qui « doit être davantage protégée et reconnue » et se situe, promet-il, au cœur de son projet.