30 / 01 / 2023

Un sondage réalisé par Odoxa pour Le Parisien / Aujourd’hui en France montre que, si les citoyens estiment en majorité qu’il faut réformer le système de santé, l’augmentation de la prise en charge par les complémentaires santé ne remporte pas l’adhésion.

 

Selon cette récente enquête, effectuée dans la suite des déclarations de François Fillon sur son projet santé, plus de 8 Français sur 10 jugent que notre système d’Assurance Maladie est bon. Cependant, les trois-quarts d’entre eux pensent aussi que sa pérennité n’est pas garantie pour l’avenir. Les Français portent en ont en effet une vision très ambivalente : ce système est à la fois jugé efficace (70%) et même meilleur que celui des autres pays, mais il est aussi perçu comme étant en danger (79%), trop coûteux (59%), mal géré (62%), mal contrôlé (75%) et suscitant trop d’abus (78%).

 

Réformer, mais pas n’importe comment

Dans ce contexte, 7 Français sur 10 pensent qu’il est urgent de réformer en profondeur notre système d’Assurance Maladie et estiment que c’est là un objectif important (59%) voire même prioritaire (39%). Pour autant, tous les sondés ne sont pas d’accord avec les solutions les plus radicales parfois évoquées : ainsi, l’augmentation de la prise en charge des frais par les mutuelles est rejetée par 58% d’entre eux, notamment parce qu’ils y voient un surcoût probable des cotisations. Le fait de réserver les remboursements pour les médicaments portant sur les maladies les plus graves est quant à lui réprouvé par 89%.

 

Pour réformer le système, les Français adhèrent en revanche massivement à l’idée de favoriser les soins ambulatoires pour réduire les dépenses d’hospitalisation (82%) et/ou d’inciter les médecins à limiter les arrêts maladie (72%). Mais, quoi qu’il en soit, 9 Français sur 10 craignent ainsi d’avoir à payer plus cher pour leur santé à l’avenir, parce que les soins seront plus chers ou parce qu’ils seront moins bien remboursés.

 

 

*Enquête réalisée par Odoxa pour Le Parisien / Aujourd’hui en France auprès d’un échantillon de 945 personnes représentatif de la population français âgée de 18 ans et plus, interrogé les 1er et 2 décembre.