18 / 10 / 2021

Très décrié sur son projet santé, qui prévoyait de concentrer la prise en charge de la Sécurité sociale sur les risques les plus lourds et de confier les soins de confort et la « bobologie » aux Ocam, le candidat de la droite et du centre se fend d’une tribune dans Le Figaro, dans laquelle il adopte une position bien plus modérée.

 

François Fillon assure que, contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, son projet « ne consiste nullement à privatiser l’Assurance-maladie, mais à sauver son caractère universel en responsabilisant les assurés ». Son objectif étant de « sauver notre système de santé », il garantit que, s’il est élu président, l’AMO « continuera à couvrir les soins comme aujourd’hui et même, mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires ». Il y a encore quelques jours, on pouvait à l’inverse supposer que, en appliquant le programme santé Fillon, ces dépenses de santé ne seraient plus couvertes que par les complémentaires santé.

 

François Fillon souhaite également placer l’Assurance maladie et les Ocam sous le pilotage d’une agence de régulation et de contrôle dans laquelle seront représentés tous les acteurs du système de santé ainsi que les usagers. Le but : « faire en sorte que tous les Français puissent bénéficier d’une protection complémentaire appropriée sur la base de contrats homogènes. » Sans citer nommément les réseaux de soins sur lesquels il a déjà pris position, il rappelle en outre que « le patient doit pouvoir choisir librement son établissement de soins, son professionnel de santé, ce dernier devant rester maître de ses prescriptions ».

 

Pour enrayer les déserts médicaux, le candidat prévoit enfin de multiplier les maisons médicales « grâce à la revalorisation de la médecine libérale, actuellement découragée par la paperasserie et les charges, grâce aussi à la possibilité donnée aux établissements d’hospitalisation privée de participer aux missions de service public, grâce à une refonte des études médicales, grâce enfin à la télémédecine ».

 

Insistant sur la nécessité de réformer le système financé « à crédit », il entend mener ces réformes dans la concertation avec tous les acteurs.