2 / 07 / 2022

La procédure élaborée conjointement par le Syndicat national des opticiens réunis (Snor), l’Union des opticiens (UDO) et le Syndicat national des ophtalmologistes (Snof) vise à éviter les problématiques liées à l’interdiction de modifier la prescription lors d’une primo-délivrance.

 

Depuis l’entrée en vigueur du décret du 12 octobre 2016, les opticiens ne peuvent plus adapter les ordonnances ayant pour objet une première délivrance de verres correcteurs. Cette mesure engendre des difficultés de mise en œuvre dans les points de vente, notamment dans les cas d’inconfort constaté des porteurs de verres correcteurs ou d’erreurs manifestes sur la prescription. Avec le soutien du Rof (Rassemblement des opticiens de France), le Snor, l’UDO et le Snof ont ainsi signé à l’occasion du Silmo un accord pour fluidifier la prise en charge des porteurs dans ce cas de figure, tout en garantissant la qualité des équipements délivrés.

 

A l’issue d’un travail commun, les trois organisations ont mis au point une procédure apportant une réponse pratique « sans remettre en cause le décret », expliquent-elles. Ainsi, dans certaines situations (inconfort visuel persistant du porteur de lunettes, erreur de rédaction de la prescription, correction prescrite risquant d’engendrer un inconfort majeur), l’opticien contactera l’ophtalmologiste prescripteur. Selon les situations, différentes solutions pourront être proposées, de l’adaptation de l’ordonnance par l’opticien jusqu’à un nouveau rendez-vous nécessaire chez le médecin.