16 / 05 / 2022

Sale week-end pour le community manager de l’UFC-Que Choisir. Suite à la mise en ligne d’un comparateur de devis optiques par l’association de consommateurs, de nombreux opticiens ont exprimé leur mécontentement sur sa page Facebook et son fil Twitter.

 

Le comparateur de l’UFC-Que Choisir, dont le lancement a été largement relayé dans la presse grand public, suscite sans surprise les foudres de la profession. La page Facebook de l’association de consommateurs fait l’objet de plusieurs centaines de commentaires négatifs. La plupart dénoncent la « simplicité » de l’outil, qui se cantonne à la correction sans distinguer les générations, les géométries et les traitements des verres. « Le choix de la monture nous impose parfois d’autres matériaux (…) A corrections identiques et verres identiques on peut avoir des résultats esthétiques très différents selon les morphologies, la monture choisie etc… Une paire de lunettes ne se résume pas à 1 monture et 2 verres chers ou pas chers selon une correction et de manière standardisée… », résume fort justement un de vos confrères. Certains font preuve d’ironie en imaginant le concept dupliqué à d’autres secteurs : « J’aimerais bien un comparateur sur le prix des pulls car j’ai peur de me faire arnaquer, les prix ne sont pas les mêmes chez Tati et les boutiques de créateurs », « Comparez une Mercedes toutes options et une Logan, comparez un steak haché surgelé discount avec un steak dans le filet du boucher de votre ville ». Au-delà de ces commentaires, de nombreux opticiens ont « pourri » la note de l’UFC-Que Choisir sur Facebook, lui attribuant une seule étoile, soit le plus mauvais score : aujourd’hui, sur 1 700 avis, 1 600 sont négatifs, ce qui aboutit à un résultat de 1,2 / 5.

 

Sur Twitter, même combat. Sur ce réseau, l’UFC-Que Choisir s’est particulièrement fait attaquer sur les données personnelles utilisées pour construire son comparateur qui, pour rappel, se base sur 215 000 devis optiques collectés en 2016 et 2017 auprès de 34 Ocam. Sur ce point, l’association de consommateurs se défend en assurant qu’elle n’utilise que des données totalement anonymisées. Un argumentaire insuffisant, au regard de plusieurs opticiens qui n’ont pas hésité à « tagger » la Cnil et la DGCCRF dans leurs commentaires.