8 / 08 / 2022

Vendredi dernier, lors d’une conférence de presse organisée par le Club Inter-Optiques, Gfk a dévoilé ses chiffres pour le marché français de l’optique en 2017.

 

Selon l’institut, 2017 a été une année de rupture après plusieurs années de croissance. Le marché a enregistré un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros, en baisse de 1,4 % par rapport à 2016. Pour Emilie Gros, directrice panel optique, cette baisse est toutefois « à modérer puisqu’elle intervient dans un contexte particulier. Le marché de l’optique était depuis 10 ans sur un rythme positif constant, dont une phase de croissance soutenue entre 2006 et 2011, à + 13 % ». En un an, 138 points de vente ont fermé pour atteindre un parc de 12 342 magasins. Le chiffre d’affaires par magasin est également en recul à 526 000 euros, contre 528 000 en 2016.

Ce repli est en partie dû au recul de 2,3 % du chiffre d’affaires des verres, qui s’établit à 4 milliards d’euros. Ils représentent 60 % de l’activité du marché. Si toutes les catégories de produits sont en recul (-0,7 % pour les solaires, – 0,3 % pour la contactologie et -3,4 % pour les produits d’entretien), seules les montures optiques, qui représentent 27 % du CA du marché, continuent de progresser légèrement à + 0,2 %.

Au niveau des prix, 38 millions de verres ont été vendus dans l’année (-1,4 %) au prix moyen de 140 euros (- 0,8 % par rapport à 2016), toute correction confondue. Les porteurs ont dépensé en moyenne 122 euros pour leur monture optique et 98 pour leur solaire. La moyenne du prix de l’équipement complet augmente de 2 euros sur un an, à 287 euros pour un unifocal mais baisse de 8 euros par rapport à 2016, à 570 euros, pour un progressif.

 

Pourquoi cette baisse globale du marché ?

Selon les spécialistes du marché optique chez Gfk, ce sont les verres correcteurs qui jouent pour beaucoup sur ce chiffre global. « Les verres progressifs sont presque 3 fois plus chers que les unifocaux, soit un prix moyen supérieur à plus de 220 € l’unité », précise Charlotte Burel, experte Optique de GfK. « Aussi, lorsque le prix recule de 5 € en moyenne sur l’année, l’impact est fort sur le marché. En 2017, cela représente une baisse de plus de 50 millions d’euros. » Il faut également prendre en compte l’impact de la nouvelle prise en charge par la Sécurité sociale et les assurances complémentaires qui ont poussé les Français à délaisser le deuxième équipement correcteur pour lui préférer un solaire.

Malgré ce recul global, Gfk se montre rassurant en rappelant les leviers de croissance pour l’avenir avec le vieillissement de la population, mais également l’équipement grandissant chez les actifs et les plus jeunes en raison du temps toujours plus important passé devant les écrans.