19 / 10 / 2018

Chaque semaine le premier ministre, Edouard Philippe, publie une vidéo sur son compte Facebook, dans laquelle il répond aux questions des internautes. Et cette semaine, l’une d’elles portait sur le RAC 0 en optique (voir vidéo ci-dessous). Comme on pouvait s’y attendre, sa réponse n’a rien apporté de nouveau au débat.

 

« Il y a des négociations en cours sur le zéro reste à charge lunettes. Où en sommes-nous vraiment ? Ne pensez-vous pas que cette nouvelle réforme va faire baisser la qualité des soins pour les Français et supprimer des emplois dans toute la filière pour engraisser un peu plus les mutuelles ? » demande Emilie.

Le premier ministre a répété à nouveau que cette mesure a pour objectif de « faire en sorte que les Français qui doivent avoir recours à des lunettes puissent avoir accès à ces soins ou à ces équipements dans de meilleures conditions et notamment en n’ayant plus à assumer une partie qui parfois, les conduit à ne pas aller chez l’ophtalmo et chez l’opticien et finalement à avoir un confort de vie inférieur ». Plus que le reste à charge, n’est-ce pas plutôt la difficulté à fixer un rendez-vous qui pousse les Français à ne pas se rendre chez l’ophtalmo ?

Et de continuer : « Notre objectif est de faire en sorte que les Français soient mieux couverts pour ce qui est bien souvent une dépense extrêmement importante dans le domaine médical, mais qui est aujourd’hui […] pas très bien couvert par la Sécurité sociale, un peu mieux couvert par les mutuelles, mais pas complètement. Notre objectif c’est de travailler avec l’ensemble des acteurs, en bonne intelligence pour faire en sorte qu’on ait des solutions opérationnelles pour les Français et qu’ils puissent avoir accès à des offres qui leur permettent d’avoir un zéro reste à charge. » Revenant sur la notion de « Libérer / protéger » incarnée par Emmanuel Macron, il estime que le RAC O est une « véritable protection, véritable mesure de santé publique, de pouvoir d’achat, c’est véritablement quelque chose qui protège tous les Français. On peut le faire. […] On peut s’organiser pour trouver les solutions. Ca ne veut pas dire que chacun pourra choisir…, mais on peut mettre en œuvre concrètement des solutions pour avoir un zéro reste à charge. »

Une réponse très formatée donc, qui reprend tous les éléments de langage du ministère depuis le début de la concertation, mais qui élude totalement la partie de la question sur la qualité des soins, les emplois dans la filière et les mutuelles. Dommage.

Retrouvez la question sur le RAC 0 à 17,50 minutes :