18/06/2018

Alors que le Rassemblement des opticiens de France (Rof) a annoncé être finalement parvenu à un accord avec le gouvernement pour la mise en place d’une offre optique sans reste à charge, la Fédération nationale des opticiens de France (Fnof) pointe du doigt le caractère hâtif de cette signature ainsi que le contenu du texte négocié.

 

« L’objectif d’un syndicat n’est pas de répondre à une promesse de campagne mais de défendre ses adhérents. Le Rof a pris une grande responsabilité en signant de manière précipitée un accord qui est loin d’être favorable aux opticiens et aura de graves répercussions sur la filière », nous a expliqué Alain Gerbel, président de la Fnof. Il estime que cet accord est « mauvais », car sans contrepartie pour la profession, en précisant que le texte final fera l’objet de décrets et/ou d’arrêtés relatifs à l’avenir de la filière. « Toute notre négociation a eu pour but d’avoir des engagements du gouvernement sur l’évolution du métier et le ministère de la Santé tient à engager ce chantier, sur lequel la Fnof est particulièrement légitime », déclare Alain Gerbel.

Notons que des détails sur ce protocole ainsi que sur les accords obtenus en audioprothèse et en dentaire pourraient être annoncés mercredi 13 juin par Emmanuel Macron en personne : le chef de l’Etat va en effet inaugurer ce jour-là le 42ème Congrès de la Mutualité à Montpellier et devrait saisir cette occasion pour annoncer la réalisation de sa promesse de candidat sur le RAC 0.