20 / 10 / 2018

On y pense peu mais les changements de notre environnement et de nos modes de vie ont un impact direct sur notre santé visuelle. Ainsi, depuis 20 ans, l’apparition des LED et l’exposition grandissante aux écrans ont profondément changé notre quotidien au niveau visuel. L’Asnav (Association nationale pour l’amélioration de la vue) et l’AFE (Association française de l’éclairage) se sont associées pour organiser une journée d’information et de prévention qui a débuté ce matin à Marseille.

 

Cette journée AFE / Asnav, qui a pour thème Vision et éclairage : besoins, adaptation et protection tout au long de la vie, vise à dépasser « l’approche chronobiologique de la lumière pour fournir les clés de l’adaptation de l’éclairage et de l’exposition lumineuse à chaque besoin visuel, en fonction de l’âge, des troubles et pathologies de la vision, mais aussi des tâches à réaliser ».

Elle est organisée sous l’égide de Cédric Lewandowski, président de l’AFE, du Pr. Christian Corbé, président d’honneur de l’AFE et Professeur d’ophtalmologie et de physiopathologie sensorielle aéronautique et spatiale, du Dr Christophe Orssaud, président du Collège Santé de l’AFE et responsable de l’Unité fonctionnelle d’ophtalmologie aux Hôpitaux universitaires Paris-Ouest (HEGP HUPO AP-HP), et de Bertrand Roy, président de l’Asnav. Le Professeur Danielle Denis, ophtalmologiste, professeur des universités – praticien hospitalier, chef de service, CHU Nord, Assistance publique des hôpitaux de Marseille a ouvert cette journée.

Les différents experts de l’AFE et de l’Asnav reviendront tout au long de cette manifestation sur les « besoins en lumière à chaque âge et les applications en éclairage qui en découlent ». Seront également présentés les premiers résultats de l’étude « Eclairage public et malvoyance », menée par l’AFE, la ville de Paris, Evesa et HandicapZéro.

 

Quelques chiffres pour rappeler l’importance de cette thématique :

–        Une vision floue chez les enfants, notamment celle due à un mauvais éclairage, peut engendrer une myopie qui, si elle n’est pas corrigée, peut provoquer un échec scolaire.

–       L’OMS estime à 6 millions d’euros par jour la perte de productivité liée à la mauvaise vision dans le monde.

–       Selon les prévisions de l’INSEE en 2010, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans en 2035. Compte tenu de ce vieillissement de la population, le nombre de personnes déficientes visuelles, aux besoins différents vis-à-vis de l’éclairage (difficultés à voir la nuit…), pourrait atteindre 3,5 millions d’ici 2030.

 

Photo : Bertrand Roy, président de l’Asnav lors de l’ouverture de ce colloque. (Source : fil Twitter de l’Asnav)