16 / 11 / 2018

Après les récentes publications de la Cour des comptes et de la Drees, le Rof (Rassemblement des opticiens de France) estime « inacceptable » la durée des délais de rendez-vous avec un ophtalmologiste. Pour lutter contre ce phénomène, le Rof appelle les pouvoirs publics à « allonger la durée de validité des ordonnances » et « à lancer de nouvelles expérimentations pour fluidifier le parcours de santé visuelle et améliorer le dépistage de pathologies ».

Le Rof juge « intéressante » la récente préconisation de la Cour des comptes de permettre aux opticiens diplômés d’un master de prescrire des ordonnances afin de désengorger les temps d’attente pour un rendez-vous chez l’ophtalmologiste. Le rassemblement rappelle d’ailleurs « l’engagement pris par le ministère de la Santé dans le cadre du 100 % Santé de porter la formation des opticiens au niveau licence (actuellement au niveau BTS) ».

Le Rof voit pourtant une solution plus « rapide » à mettre en place : l’allongement de la durée de validité de l’ordonnance. « Actuellement, les opticiens ont la possibilité de renouveler un équipement correcteur et d’adapter la correction, dans le cadre d’une ordonnance valide pendant 5 ans pour les 16-42 ans et 3 ans au-delà. Le Rof propose que ces durées soient portées à 7 et 5 ans. Cette proposition s’inscrit également dans la volonté manifestée par le gouvernement de promouvoir auprès des Français le recours à l’opticien pour le renouvellement des lunettes. »

Dans le même temps, le syndicat appelle « le ministère de la Santé à lancer rapidement une concertation réunissant médecins, orthoptistes, opticiens, dans l’objectif de réorganiser l’offre de premier recours et de renforcer la coopération existante entre professionnels de santé afin de dégager du temps médical utile aux ophtalmologistes. La mise en œuvre du 100 % santé au 1er janvier 2020 doit également être synonyme d’un accès aux soins facilité ».