26 / 06 / 2019

Poursuivant l’action débutée en novembre 2015 par l’UDO, le Rof (Rassemblement des opticiens de France) s’est engagé depuis le début de l’année contre les pratiques constatées chez certains opticiens. Krys a décidé de soutenir publiquement l’engagement du syndicat sur ce sujet.

 

En 2015, l’UDO avait lancé une campagne d’information auprès des opticiens, avec le slogan « Dites non à la fraude », pour promouvoir l’éthique dans la profession et lutter contre les différents types de fraude. Des visites mystères ont ensuite eu lieu pour « contrôler le respect des bonnes pratiques par les professionnels ».

Le Rof a décidé de poursuivre dans cette voie « afin de favoriser, au sein de la profession, une concurrence saine et loyale. En luttant contre les dérives (arrangements de factures, fraudes à la mutuelle, etc.) constatées chez certains opticiens, le Rof espère atteindre cet objectif et assainir l’image d’une profession mise à mal par des pratiques illicites ».

André Balbi, président du Rof rappelle ainsi que « quatre jugements ont déjà été rendus ces derniers mois à l’encontre d’opticiens pratiquant des ajustements de factures, les condamnant pour concurrence déloyale et atteinte à l’image de la profession. Dans tous ces cas, les juges ont acté le bien fondé du Rof à agir pour faire respecter l’éthique », tout en promettant que d’autres actions de ce type seront lancées dans les prochains mois.

 

Dans un communiqué, Krys Group s’est félicité de cette initiative, qu’il soutient « sans réserve ». Le groupe rappelle ainsi avoir « engagé des démarches similaires à celles de l’UDO dès 2017, notamment à Marseille où il avait obtenu une condamnation à l’encontre d’un opticien aux pratiques frauduleuses ». Une charte de déontologie a également été adoptée en 2010, avec un comité dédié qui veille à son respect.

Pour Jean-Pierre Champion, directeur général de Krys Group, « il est absolument indispensable que le Rof s’engage en faveur d’une pratique irréprochable du métier d’opticien. C’est un sujet qui doit devenir prioritaire pour chaque professionnel alors que notre marché se transforme.

Nous allons, dans les prochaines semaines, être officiellement reconnus en tant qu’acteurs de santé, certaines de nos prestations devant être prises en charge par l’Assurance-maladie. Il est donc absolument indispensable de s’assurer que chaque représentant de notre profession respecte un code éthique exigeant ».