21 / 01 / 2019

En réponse à des élus l’interpellant sur les problématiques de la filière de santé visuelle en France, le ministère des Solidarités et de la Santé est revenu sur la possibilité, à terme, de faire appel à de nouveaux métiers comme l’optométrie.   

 

Dans la lignée du récent rapport de la Cour des comptes qui recommande une nouvelle répartition des compétences entre les différents acteurs de la filière visuelle (avec, notamment, un droit de prescription des équipements optiques accordé sous certaines conditions aux opticiens et aux orthoptistes), les sénateurs Brigitte Micouleau (Haute-Garonne – Les Républicains) et Jean-Louis Tourenne (Ille-et-Vilaine – SOCR) ont demandé à Agnès Buzyn si elle envisageait d’intégrer cette piste de réorganisation dans un prochain projet de loi.

 

La réponse de la ministre a été publiée le 3 janvier au Journal Officiel. Elle y rappelle les différentes mesures destinées à améliorer l’efficience de la filière et à réduire les délais de rendez-vous chez les ophtalmologistes : décret de 2016 élargissant les prérogatives des orthoptistes, réingénierie de leur formation, protocoles de coopération entre les « 3 O » … « Une évaluation devra permettre de juger si ces évolutions permettent d’assurer une prise en charge de qualité dans des délais compatibles avec l’état de santé de nos concitoyens ou si demeurent des besoins de santé non couverts, susceptibles de faire appel à de nouveaux métiers, comme la profession d’optométriste qui est reconnue aux États-Unis et dans d’autres pays européens », conclut le ministère de la Santé, réitérant ainsi sa position déjà adoptée en juillet dernier.