21 / 09 / 2019

La Centrale des opticiens (CDO) réagit dans un communiqué à l’arrêt rendu le 19 décembre dernier par la Cour d’appel de Paris, qui considère valide l’offre Prysme mise en place par Carte Blanche.

 

La CDO explique prend acte de la décision des magistrats, qui estiment que l’offre Prysme est conforme aux règles en vigueur. « La Cour a également jugé que l’information délivrée par la CDO auprès de ses adhérents, relayant les interrogations sur la légalité de l’offre Prysme, ne pouvait être considérée comme fautive, annulant la condamnation pour diffamation prononcée en 1ère instance », souligne-t-elle, en regrettant que « l’ampleur des préjudices subis par les deux opticiens plaignants n’ait pas été jugé suffisante pour condamner les pratiques restrictives de concurrence dénoncées ».

 

A l’occasion de ce jugement, la CDO déclare qu’une « offre de type Prysme sera inutile après l’entrée en vigueur de la réforme 100 % santé, applicable dans l’optique le 1er janvier 2020, permettant à tous les opticiens de France, de proposer une offre ‘réglementée’, sans reste à charge, avec un assortiment de 54 montures de qualité, librement sélectionnées par chaque opticien ».

 

Alors que la fin d’année 2019 sera marquée par le renouvellement de l’ensemble des réseaux de soins pour s’adapter à la mise en œuvre du RAC 0, avec des appels à proposition concentrés sur quelques semaines, la CDO annonce qu’elle « souhaite alerter les pouvoirs publics sur les risques d’entente, tant verticale qu’horizontale, que présente une telle concentration d’appels d’offres, et les enjeux associés, pour les acteurs de l’assurance santé et ceux de l’optique ; les uns devant réduire leurs dépenses optiques pour financer les garanties renforcées par le ‘100 % santé’ en dentaire et en audioprothèse, les autres souhaitant accéder au tiers payant et défendre leur part de marché sur un marché dit ‘libre’ (hors 100 % santé) mais sous influence des réseaux de soins ». Face à ce constat, la CDO déclare qu’elle poursuivra ses engagements au service de la liberté de choix des opticiens et des clients, en soutenant notamment les actions menées en ce sens par la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France) dans les relations de la profession avec les Ocam.