15 / 12 / 2019

Le Rassemblement des opticiens de France a engagé une procédure contre Carte Blanche Partenaires suite à la diffusion d’un document indiquant qu’il y a « autant de risque de fraude » que de prises en charge. Pour la plateforme, « il s’agit d’abord et avant tout d’une incompréhension, le réseau et le syndicat poursuivant le même but : un meilleur service auprès des personnes touchées par des troubles de la vision ».

« Notre scanner entendait d’abord et avant tout montrer la réalité de la fraude dans les mondes de l’optique, de l’audio et du dentaire. D’ailleurs et comme l’a indiqué le ROF dans son communiqué de presse du 8 avril, notre scanner montre qu’entre les données de l’UFC Que Choisir de 2014 et les nôtres de 2018, les opticiens dans leur ensemble ont su œuvrer pour que la fraude recule », indique dans un communiqué Jean-François Tripodi, directeur général de Carte Blanche Partenaires. « Loin de dénigrer la profession d’opticien, le scanner et les données chiffrées présentées par Carte Blanche Partenaire insistent avant tout sur les progrès enregistrés. Grâce à la pédagogie et au dialogue, aux mesures préventives et au suivi effectué pour évaluer les prestations et pratiques de chaque opticien, de chaque grande enseigne d’optique, la fraude a pu reculer au profit de l’ensemble de la profession d’opticien et des porteurs de verres correcteurs », ajoute-t-il.

Carte Blanche assure poursuivre les mêmes objectifs que le Rof et n’avoir jamais souhaité indiquer que « tous les opticiens sont des fraudeurs ». Pour le réseau, le contenu incriminé visait simplement à suggérer que, derrière chacune des 2,5 millions de prises en charge optique qu’il gère, « peut potentiellement se trouver une fraude », précise Jean-François Tripodi. Son objectif est avant tout d’instaurer un dialogue constructif avec le ROF, les autres syndicats du monde de la santé visuelle mais aussi tous les intervenants de la chaîne de valeur dont les grandes enseignes. « À l’heure du reste à charge zéro, nous avons tous à gagner à améliorer nos pratiques et à croiser nos expertises. De plus, l’optique peut et doit être un exemple pour l’ensemble des acteurs du système de santé français en montrant qu’elle est d’abord au service des personnes touchées par les troubles de la vision », conclut-il.