15 / 12 / 2019

Comme tous les ans, lors du 125 ème congrès de la SFO (Société française d’ophtalmologie), se tenait le symposium de la Fondation Krys Group. Lors de cet événement, le Pr Nicolas Leveziel du CHU de Poitiers a présenté les premiers résultats de l’étude débutée en 2016, qu’il mène en partenariat avec la société, sur le thème de la myopie, qu’il qualifie lui-même de « véritable épidémie ».

Cette étude de grande ampleur s’appuie sur les données anonymisées collectées depuis 5 ans par 696 magasins Krys Group. Il s’agit donc d’une des plus grandes enquêtes réalisées sur la question de la myopie en France, puisqu’elle repose sur l’analyse des réfractions de 2 700 000 adultes et 500 000 enfants, qui sont rapportées via un facteur de correction à l’ensemble de la population française.

La myopie continue de se développer

Selon les premiers enseignements de cette enquête, 20,48 % des enfants de 0 à 18 ans et 37 % des adultes sont myopes. Chez les enfants, 20,5 % seraient touchés par une myopie faible. L’hypermétropie se retrouve, quant à elle, chez 13 % des adultes et 5,4 % des enfants. Après 40 ans, la prévalence de la presbytie est évaluée à 58 %.

« Ces données préliminaires sur la myopie, en accord avec les méta-analyses européennes sur le sujet, suggèrent que la France et ses voisins européens sont bel et bien touchés par l’accroissement de ce trouble visuel au sein de leurs populations. Certains facteurs correctifs sont toutefois encore à effectuer selon le Pr Leveziel d’ici à la fin de l’étude, prévue pour 2022, afin d’améliorer encore l’extrapolation des résultats à la population générale », explique le communiqué.

Rappelons que selon les conclusions d’une étude conduite par Brien Holden de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney et publiée dans la revue Ophthalmology en 2016, plus de la moitié de la population mondiale pourrait être myope d’ici à 2050.