12 / 12 / 2019

Afin de « dresser un bilan des attentes et perceptions des Français vis à vis des soins optiques », l’AOF (Association des optométristes de France) a réalisé avec le concours de l’organisme Viavoice une étude en janvier dernier, auprès d’un échantillon représentatif composé de 1 000 personnes. Cette étude aborde en particulier les délais d’attente chez les ophtalmologistes et l’élargissement des compétences des opticiens.

Toujours insatisfaits des délais d’attente

Alors que les ophtalmologistes misent sur l’exercice en multi-sites pour réduire les délais d’attente, les Français sont sans grande surprise toujours insatisfaits. Ils sont 61 % à se déclarer « insatisfaits » ou « très insatisfaits » des délais pour obtenir un rendez-vous chez l’ophtalmologiste. Pour cette raison, 38 % déclarent avoir déjà renoncé à un rendez-vous. Un chiffre qui monte à 45 % chez les 18/24 ans et 47 % chez les 25/34 ans.

L’élargissement des compétences des opticiens

Pour affronter ce problème de délais d’attente et « favoriser l’offre de soins sur l’ensemble du territoire », 68 % des Français se disent favorables à l’élargissement des compétences des opticiens, qui suivraient une formation clinique complémentaire et spécifique à Bac +5 pour prendre en charge les examens de vue, la prescription de lunettes et de lentilles ou le dépistage visuel. Où exerceraient-ils ? Pour les sondés, dans « les cabinets d’ophtalmologistes » et les « maisons de santé ».

Pour Yannick Dyant, président de l’AOF, « cette étude sur la perception des Français de l’accès aux soins visuels montre bien que ces derniers sont prêts au changement ! Ils l’espèrent même ! 68 % plaident pour une réorganisation de la filière basée sur une collaboration entre tous les acteurs et l’élargissement des compétences de certains opticiens, formés cliniquement et spécifiquement, une population d’opticiens qui existe déjà en vérité ! Les optométristes, formés à Bac+5 dans le but d’orienter leur pratique vers l’aspect santé, sont actuellement plusieurs milliers prêts à exercer. Nous espérons que l’étude menée par l’IGAS permettra de mettre en lumière cette profession de santé, jusque-là̀ non reconnue à sa juste valeur, et de passer à l’étape suivante. »