2 / 04 / 2020

Depuis le début de la crise sanitaire, L’OL [MAG] vous informe quotidiennement et reste au contact de vos préoccupations. Afin de mieux cerner les pratiques adoptées par la profession face à l’épidémie de Covid-19, nous avons organisé une enquête flash*, lancée mardi 24 mars auprès de nos lecteurs : en moins de 48 heures, plus de 350 opticiens ont répondu à nos questions. Ci-dessous, le premier volet des résultats.  

 

L’autorisation d’ouverture des magasins d’optique fait débat

La profession se montre partagée quant à la possibilité donnée aux magasins d’optique de déroger à l’obligation de fermeture des commerces. Environ 50 % des opticiens ayant répondu à notre enquête estiment que cette dérogation est justifiée pour assurer un service minimum, mais la même proportion juge cette mesure infondée, car elle met en danger la santé du personnel et des clients.

 

Enquête Date fermeture magasins d'optique

 

 

La moitié des opticiens ont fermé dès le lundi 16 mars

Samedi 14 mars au soir, Edouard Philippe annonce la fermeture dès minuit et jusqu’à nouvel ordre de tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays. Le confinement des Français à quant à lui débuté mardi 17 mars à midi. Entretemps, la profession a eu la confirmation que les magasins d’optique pouvaient rester ouverts et y étaient même clairement invités par le gouvernement, sans cependant bénéficier des matériels de protection (masques, gants, gel hydroalcoolique). Face à cette situation, les opticiens ont fait des choix différents. La moitié d’entre eux ont décidé de fermer leur point de vente dès le lundi 16 mars, un quart a baissé la grille mardi 17 au matin et près de 2 sur 10 l’ont fait le mardi à midi.

 

Date fermeture magasins d'optique

 

 

Pour beaucoup d’opticiens, des fermetures chaotiques  

Si un tiers des opticiens sondés déclarent avoir pu cesser leur activité sans problème, près de la moitié font état d’une fermeture trop hâtive les empêchant notamment d’informer leurs clients. Notons que 20 % des répondants annoncent ne pas avoir cesser complètement leur activité. Certains d’entre vous se rendent en effet encore en magasin, grille fermée, pour réaliser entre autres des tâches administratives, ou ouvrent en horaires restreints dans le cadre d’un service minimum.

 

conditions fermeture magasin optique

 

 

6 opticiens sur 10 veulent traiter ou traitent déjà les urgences

Selon notre enquête, plus d’un tiers d’entre vous prévoient d’assurer (36 %) un service minimum pour les cas ayant un caractère d’urgence et 21 % le font déjà et reçoivent des clients, en respectant les consignes de sécurité (il n’est pas précisé si ce service se fait dans le cadre de la plateforme www.urgenceopticien.fr ou de manière individuelle). Un peu moins de la moitié préfèrent à ce jour n’avoir aucun contact avec les porteurs et se cantonnent à de l’orientation téléphonique.

 

service minimum opticiens

 

 

Un tiers des magasins disposent d’équipements de protection

Bien qu’invités à ouvrir par les pouvoirs publics, les opticiens ne font pas partie des professions de santé prioritaires pour obtenir en pharmacie des masques, des gants et du gel hydroalcoolique afin de faire barrage au Covid-19. Sans surprise, seule une minorité d’opticiens (28 %) possèdent ces équipements qu’ils détenaient, pour la plupart, avant le début de l’épidémie. Plus de 70 % n’en ont pas : une majorité d’entre eux ont souhaité en acquérir mais se sont vus opposer un refus.

 

enquête possession masques magasins optique

 

 

Dans une prochaine news, nous publierons les résultats du 2ème volet de notre sondage, avec une évaluation de vos inquiétudes quant à l’impact économique du coronavirus sur votre point de vente.  

 

 

*Sondage réalisé en ligne du 24 au 26 mars 2020 : 354 opticiens ont répondu (et nous les remercions chaleureusement !) ; 92 % des répondants sont propriétaires et 8 % sont salariés.